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vendredi, 05 octobre 2007

Merleau-ponty, tripolarité du Cogito

Merleau-ponty est un philosophe d'origine française qui nait en Charente Maritime en 1908. Il meurt en 1968. Il effectue des travaux sur la phénoménologie des perceptions, la corporéïté, le langage et bien d'autres choses. Dans un extrait du Prima de la perception, il effectue un travail sur le sens du Cogito.fe648c79ed3b6d4f95af911669619125.jpg

 

D'un point de vue purement théorique, le "cogito" c'est l'action de penser. Mettre en doute méthodologiquement chaque action de doute. Le doute étant la seule chose dont on ne peut douter. Si l'on doute c'est que l'on pense, si l'on pense c'est que l'on existe. C'est la théorie mis en avant pour la première fois par Descarte dans Le discours de la Méthode.

 

Merleau-ponty (que j'appellerai dorénavant "M.P.") trouve trois sens à ce "cogito". Dans un premier moment du texte "les trois sens du cogito" extrait du Prima de la perception, M.P montre que le cogito c'est ce saisir soi même. C'est à dire dénoter d'un "fait psychique: Je pense". C'est une constation "instantanée" c'est à dire que l'on peut le constater à chaque moment où l'on pense. Mais, nous dit il, c'est valable à condition "que l'expérience ne dure pas". En effet, comme je ne peux douter que je pense, je suis immédiatement en accord avec moi même. C'est ce que Descartes souligne. M.P. surnomme ceci comme étant le "cogito des psychologues". Cette certitude étant limitée à la durée de l'existence et au temps que je pense. Mais si je veux "spécifier" cette pensée, c'est à dire penser a un objet de réflection particulier, j'échouerai dans mon cogito. Descartes disait que "toute pensée particulière utilise des prémisses inactuelles". Ce "cogito" ne peut alors "rendre compte de la vérité" dit M.P. puisqu'elle s'exprime dans l'instant.

Il cherche alors un deuxième aspect à ce "cogito". Dans ce deuxième moment du texte, il explique qu'on peut prendre le"cogito" comme le fait de "se saisir soi même" ET saisir par la même occasion l'objet que je vise. C'est une vision Husserlienne du "cogito" puisque étant le principe même de l'intentionalité. Ceci rend égal le "cogito" (l'action de penser) et le "cogitatum"(l'action de penser à ce à quoi l'on pense). Le premier n'étant plus aussi certain qu'avant, il devient l'égal même du second, lui même mit en doute. M.P. met en avant que Descartes a déjà présenté le Cogito de cette manière dans les Regulae "lorsqu'il met l'existence propre (<<se esse>>) au rang des évidences les plus simples. Le problème est que cette méthode de penser réclame une "transparence" du sujet pour lui même. 

Enfin, dans un troisième moment du texte, M.P. trouve un troisième sens au cogito: saisir le moment même du cogito ne pouvant se mettre en doute lui même. "Le fait même de douter obture le doute". C'est alors le moment où l'on se saisit, où l'on devient une pensée "en acte", prit par la réflection, visant des objets. Et, nous dit M.P. c'est à ce titre que je suis certain de moi même.

 

Pour conclure, on peut donc affirmer pouvoir trouver 3 sens au "cogito". Tout d'abord le "cogito" du psychologue, celui de Descartes, celui du doute méthodologique puis le "cogito" Husserlien, intentionnel et enfin, le "cogito" qui nous fait devenir pensée en "acte".

 

Ndla: Si vous voyez des erreurs de jugement de ma part, n'hésitez pas à m'en faire part.  

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