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dimanche, 21 octobre 2007
Semaine Poétique XVII
Si j'ai le droit de dire en français aujourd'hui,
Ma peine et mon espoir, ma colère et ma joie
Si rien ne s'est voilé, définitivement,
De notre rêve immense et de notre sagesse
C'est que ces étrangers, comme on les nomme encore,
Croyaient à la justice, ici bas, et concrète
Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables
Ces étrangers savaient qu'elle était leur patrie.
La liberté d'un peuple oriente tous les peuples
Un innocent aux fers enchaîne tous les hommes
Et qui se refuse à son coeur, sait sa loi
Il faut vaincre le gouffre et vaincre la vermine
Ces étrangers d'ici, qui choisirent le feu,
Leurs portraits, sur les murs, sont vivants pour toujours
Un soleil de mémoire éclaire leur beauté
Ils ont tué pour vivre, ils ont crié vengeance.
Leur vie tuait la mort au coeur d'un miroir fixe
Le seul voeu de justice a pour écho la vie
Et lorsqu'on n'entendra que cette voix sur terre,
Lorsqu'on ne tuera plus ils seront bien vengés,
Et ce sera justice.
Paul Eluard
15:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, paul éluard, légion, manouchian



Commentaires
Emouvant...pourquoi c'est pas ca qu'on lit dans les classes? :P
Ecrit par : Arnaud | jeudi, 25 octobre 2007
Ca me fait penser au texte sur la Grêce, jm'e souviens plus comme qui s'appelle...
Ecrit par : Louis | vendredi, 26 octobre 2007
Ah oui...je vois lequel tu veux dire...mais le nom...
Ecrit par : Cassandre | samedi, 27 octobre 2007
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