jeudi, 05 novembre 2009
Approche existential anthropologique
La première question à se poser devant un tel titre serait: que veut dire cette expression bizarre, pourquoi pas "existentielle"? La réponse est assez facile: parce que l'anthropologie qui nous intéresse est une anthropologie dîtes "philosophiques". Référez vous à notre article précédent pour en savoir plus là dessus. Cette forme d'anthropologie cherche donc plus à mettre en avant l'avenir de l'homme, son historicité, que son passé, ses origines. La question sera donc Coment devient l'homme?
Pour tenter de répondre à cette question, on va tenter de dégager un lien essentiel. Tout d'abord, on a pensé que Dieu était ce lien essentiel, dieu que l'on retrouve dans le modèle quaternaire déterminant l'existence d'Heidegger qu'il représente sous cette forme:

Aujourd'hui, le modèle a quelque peu changé. On propose un autre quadripartie beaucoup plus "profane". Il est constitué d'évènements qui rompent avec l'habitude, d'évènements marquant dans l'existence d'un homme moderne, le voici:

On a toujours pensé que ce qui transcendait l'existence ne pouvait être que le monde mais le philosophe R. Avenarius et le physicien E. Mach développent un nouveau schéma anthropologique. Dans son livre Critique de l'expérience pure, Avenarius présente ce qu'il appel le "principe de coordination empirio-critique". Grace à se principe, Avenarius va tenter de dégager ce qu'il y a de commun à toutes les cultures. Il trouve un tri-partisme qu'il tire en partie de la pensée d'Heidegger (selbstwelt, mitwelt, welt; elle n'apparait qu'assez fugacement chez Heidegger) ou encore dans la pensée de Scheler:

F. Tinland va chercher lui ce qui différencie les hommes des animaux. C'est un grand soucis de l'anthropologie. L'animal a toujours servi à l'anthropologie pour nous comparer. Pourquoi n'avons nous cesse de nous comparer aux animaux? Cela provient du fait que pendant longtemps, 70% de la population vivait à la campagne, au milieu des bêtes. Aujourd'hui, ce schéma aussi à changer, on va promouvoir un schéma dit plutôt "technologique" que "zoologique".
Aujourd'hui l'homme ne cesse de se comparer aux machines qu'il crée mais il y a eu comme un renversement du schéma. Si avant la comparaison envers les animaux étaient la plupart du temps plutôt flatteuse, avec les machines, la comparaison amène une véritable dépréciation. C'est un rapport de domination que nous entretenons avec la machine : nous pensons qu'elle nous obéit mais elle fait aussi tout mieux que nous, on retrouve cette déduction dans la pensée d'Anders, c'est ce qu'il appel la « honte prométhéenne », on assiste donc a changement axiologique puissant.
Revenons donc à nos moutons, ou plutôt nos hommes. On a constaté que l'homme est un produit de la technique. On peut alors se demander en quoi est-elle un accélérateur du devenir humain ?
19:30 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anthropologie, philosophie, anthropologie philosophique, heidegger




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