mardi, 15 mai 2007
Cashback
Par Fabe,
Rappelons tout d'abord que Cashback est le nom de deux films de Sean Ellis, un court-métrage (2004) et un long (2006).Le long-métrage est une adaptation du court, il reprend la quasi totalité des scènes de celui-ci. Elles ont d'ailleurs été toutes retournées et les deux versions sont presques identiques...
La différence entre les deux films ? Et bien le long n'insiste pas plus que le court sur le coté ésthétique. Les seules choses à avoir été rajoutés sont des scènes à l'American Pie ainsi qu'une histoire d'amour... C'est dommage mais le long n'a pas lieu d'être, c'est une simple tentative de toucher le grand public (ce qui à échoué).
Rappelons brièvement que le film que vous allez voir a été élu meilleur court métrage dans 12 pays...
Je pense que ce n'est pas la peine de vous écrire un résumé de ce film qui vous prendra 18 minutes.
...Bon Film...
19:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cashback, court-métrage
lundi, 09 avril 2007
Hitchcock
Tout le monde a au moins une fois dans sa vie entendu parler d’Hitchcock, à moins d’être un ermite exilé depuis des lustres dans une grotte. Mais qu’en est-il réellement du parcours de cet homme et de sa filmographie hors du commun ? Petit point rapide en quelques mots.
Alfred Joseph Hitchcock est né le 13 août 1899 à Leytonstone dans la banlieue de Londres.
Fils d’épiciers, il quitte le collège et intègre une école technique à la mort de son père, et par la suite gravit plusieurs échelons, passant de chef de la section des titres à décorateur, monteur et co-scénariste pour finalement arriver à ses fins en réalisant son premier film « the pleasure garden »
S’en suivent à la suite de cela quelques films inconnus ou peu connus tels que « the lodger » en 1926, ou encore « the manxman », son dernier film muet, en 1929.
A partir de là débute une filmographie connue et reconnue se séparant en deux grandes périodes : jusqu’en 1939, la période anglaise (« l’homme qui en savait trop » première version, »les 39 marches… ») et à partir de 1940, la période américaine (« Rebecca », « la maison du Dr Edwardes, « Psychose »…)
Hitchcock était réputé pour être un parfait misogyne, ce qui ne l’empêcha pas de s’entourer d’un panel d’actrices telles que Janet Leigh (psychose), Grace Kelly (fenêtre sur cour), Tippi Hedren (pas de printemps pour Marnie) ou encore Ingrid Bergman (la maison du Dr Edwardes) toutes de ravissantes blondes peroxydées telles qu’il aimait à les faire jouer dans ses films.
Il avait également ses acteurs habituels, tels que Cary Grant (la mort aux trousses) James Stewart (fenêtre sur cour) ou encore Anthony Perkins (Psychose), de charmants aux abords quelque peu bellâtres, mais bons acteurs, tout comme leurs partenaires féminines nommées ci dessus
Deux films comme « La maison du Dr Edwardes » et « Pas de printemps pour Marnie » sont très axés sur la psychologie. En effet, le premier relate l’histoire de l’arrivée d’un nouveau directeur, le Dr Edwardes, dans un centre de psychanalyse, arrivée qui provoque de nombreux bouleversements dans le cœur d’une jeune psychanalyste qui tombe sous son charme ; or elle est bientôt amenée à constater que ce soit disant directeur est en réalité un homme souffrant d’amnésie soupçonné d’avoir tué le véritable Dr Edwardes. Ils vont alors s’enfuir tous les deux pour chercher à découvrir la véritable identité de l’homme et se rendront compte qu’il n’a nullement tué le Dr Edwardes. Le deuxième traite d’une jeune femme cleptomane allant de ville en ville et naviguant d’identité en identité pour dérober à chaque fois une forte somme d’argent puis disparaître aussitôt. Un jour cependant, un homme comprend qui elle est et décide de l’épouser, étant tombé amoureux d’elle, et de tenter de découvrir pourquoi cette dernière souffre de cleptomanie doublée d’une horreur des hommes et d’une terreur de la couleur rouge. Il découvrira alors qu’étant enfant, elle a été obligée de frapper mortellement un homme qui menaçait de violer sa mère, une prostituée. Ces deux films mettent en lumière l’esprit tortueux du réalisateur et son image péjorative de la famille, inspirée par une enfance peu réjouissante et sont deux grands chefs-d’œuvre du réalisateur, même si l’on peut lui reprocher une fin trop simpliste, car dans la vraie vie il nous semble clair qu’il ne suffit pas de découvrir la cause de son traumatisme pour que tout symptôme disparaisse, or dans « Pas de printemps pour Marnie », tout s’arrange pour elle dès que son mari lui explique les raisons de tous ses troubles, et pareillement dans « La maison du Dr Edwardes », la psychanalyste est également la petite amie du patient, ce qui est chose impossible en réalité, de part l’obligatoire empathie (capacité à ressentir en soi les émotions d’autrui) que le docteur ressentirait alors, ce qui l’empêcherait de mener à bien son travail d’analyse.
Le réalisateur utilise des thèmes récurrents dans ses films, pourtant d’une histoire à chaque fois foncièrement différente, qui lui sont chers, tels que le meurtre, présent dans quasiment tous ses films, le suspense, l’accusation injuste d’un innocent, l’amour ou encore le dénouement heureux. Il confessera que son goût du suspense lui vient de son enfance, lorsque son père, pour lui donner une bonne leçon tant il était enfant turbulent à l’âge de 4ans, le fit emprisonner 5 minutes par des policiers lui déclarant que c’était « pour les méchants enfants » ce qui le traumatisa et lui donna son goût pour l’enfermement et l’accusation, et lui fit de plus éprouver une peur panique pour les policiers qui lui resta tout au long de sa vie !
Pour moi, Hitchcock est et restera le grand réalisateur de référence de toute culture cinématographique qui se respecte, de par la richesse de ses plans tournés et du travail accompli au montage pour donner tous ces 54 films qui restent une pure délectation à voir et revoir.
18:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, hitchcock
jeudi, 22 mars 2007
Ne le dis à personne
Par Louis ![]()
Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un tueur en série. Désespéré, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans plus tard, Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...
Pour son adaptation du polar d'Harlan Coben, Guillaume canet réunit des acteurs formidables : André Dussollier, Marie-Josée Croze, François Berléand, Jean Rochefort, Kristin Scott-Thomas, François Cluzet... Ce casting nous fait plonger dans l'histoire, et pendant les deux heures du film, on a pas le temps de s'ennuyer, grâce au jeu impressionant des acteurs (dont François Cluzet, césar du meilleur acteur), et gâce à la musique Matthieu Chédid...
Ce qui nous transporte aussi, à travers le film, c'est évidemment le scénario d'Harlan Coben (qui a d'ailleurs déclaré que le film était meilleur que son livre...), polar intriguant, aux nombreux rebondissements. Les scènes chocs de thriller ne sont pas en manque, mais ce n'est pas cela, la force du film.
En effet, la véritable puissance de ce film est dans l'utilisation de l'émotion par le réalisateur : entre humour, histoire d'amour, peur ou intrigue, le spéctateur est porté de sentiment en sentiement sans avoir le temps de véritablement réaliser ce qui lui arrive, sans pouvoir vraiment analyser les événements.
Même pour quelqu'un qui n'apprécie pas forcément le genre des thrillers, ce film est un film à part, mêlant avec brio émotion, polar et thriller. A voir.
12:03 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, guillaume canet, ne le dis à personne, thriller


