dimanche, 18 octobre 2009

La Régence de Louis XV

A la mort de Louis XIV, en 1715, son successeur (petit-fils), le futur Louis XV, a 5 ans. Par testament, il consacre son neveu, l'habile duc d'Orléans, Régent. Plus précisément, il le fait chef du Conseil de Régence mais celui-ci arrive à le contourner, en flattant le Parlement et les Grands Nobles. En effet, il rend le droit de remontrance au Parlement (qui lui donne le pouvoir de discuter contre les lois du Roi et qui lui avait été enlevé par Louis XIV) et nomme de nombreux nobles dans les coneils de gouvernement, ce qui leur donne alors un sentiment de vengeance sur la bourgeoisie par laquelle ils avaient été remplacés sous Louis XIV (il parait même que St-Simon aurait jubilé). Le Régent est un bon politique : il obtient le pouvoir de nommer qui il le veut dans les différents conseils qu'il a créés et fit casser le testament par le Parlement soumis qui le nomme alors officiellement Régent.
La Régence fut une période de remise en cause du règne de Louis XIV, la fin, du moins. La cour se déplace à Paris, cette époque fut l'époque des fêtes, de l'impiété, du libertinage. Les Secrétaires Généraux et le Contrôleur Général des Finances disparurent, et furent remplacés par de nombreux Conseils, c'est la polysynodie.

mardi, 23 octobre 2007

L'expérience du Système de Law

e829eafede0e810df091d400071ae940.jpg Nous sommes à la mort de Louis XIV, en pleine banqueroute à cause des guerres, de Versailles... Les caisses sont vides, les recettes pour les deux années suivantes sont épuisées d'avance. Le Régent, qui fait la transition entre feu Louis XIV et le futur Louis XV (5 ans), fait alors confiance à l'économiste écossais Jonh Law (prononcer "lass").
Law propose un nouveau système économique : pour qu'un pays soit riche, il faut qu'il commerce beaucoup et qu'il ait beaucoup de monnaie aussi. Pour émettre beaucoup de monnaie, le plus pratique est d'émettre des billets (le papier-monnaie), nouveau à cette époque pour le grand public. Les billets seront échangeables à tout moment contre de l'or ou de l'argent. Avec la permission du Régent, Law fonde une banque privée en 1716, après un grand succès, elle est "nationalisée" en 1718. Elle obtient alors le pouvoir de lever les impôts, ce qui permettait à l'état de reprendre tout en main et de refondre à terme le système, et la permission de gérer en exclusivité le commerce extérieur de la France (création de la Compagnie de Commerce, d'Occident, du Sénégal, de Chine, des Indes orientales, monopole du tabac, du commerce maghrébain...). Le prix des actions montait, devant tant de promesses, et le prix allait jusqu'à 40 fois le prix initial !
Mais, malheureusement, la confiance du public disparut dès le premier paiement des dividendes qui fut bien inférieur à celui qu'on avait promis, à cause des attaques d'autres banquiers et de la propagande. On vendit, de plus en plus et toujours plus vite, et le prix s'écroula. On ne fit plus confiance non plus aux billets et le public exigea leur remboursement en or et en argent mais la valeur émise dépassait largement les réserves de la banque. On interdit aux gens de se faire rembourser (on donna cours forcé). La public prit panique, la banque fit faillite, Law s'enfuit.
Mais tout ceci n'avait pas eu que des effets négatifs : la dette avait été un peu remboursée (environ la moitié), le commerce maritime avait été largement stimulé mais la confiance des gens dans le papier-monnaie et les banques en général fut ébranlée pour longtemps.

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vendredi, 12 octobre 2007

Che Guevara II

De la Guerilla à la Revolution

 

 En Novembre 56, Ernesto Guevara part pour Cuba avec les 82 hommes de Fidel Castro sur un petit bateau nommé le Granma. Juste après leur débarquement, Batista, le président cubain, attaque le petit convoi dont il a eu vent de l'expédition. Il y meurt un nombre incroyable d'hommes de Castro, aucun chiffre exact n'a put être trouvé mais une estimation donne comme survivant seulement 20 des 82 hommes du départ. 

 

+ Arrivé en Sierra Maestra

 

L'armée de Castro, tout du moins ce qu'il en reste, se cache dans les montagnes escarpées de la Sierra Maestra, de là, ils lancent le début de se qui sera une guerilla, soutenu par les paysans locaux qui souffrent du régime dictatorial et surtout de la répression engagée contre Fidel et Ernesto. La repression est organisée très arbitrairement contre les combattants et  partisans réels et supposés. 

 

Ernesto oeuvre comme médecin, enseignant et combattant au près des populations locales. Il va soigner les maladies des paysans et essayer de les alphabétiser. 

La guerilla reçoit le soutien en armes et en recrue de la part du mouvement du 26 juillet, écrasé par Batista dans le sang, mais aussi des Etats Unis qui ne sont pas aux courants des penchants communistes de Castro

 

+ L'indiscipline dans les rangs

 

Le Che sera le plus intransigeant vis à vis des actes de mutineries ou d'indisciplines. Le 17 février 57, il exécutera sommairement un traitre dans l'indécision générale, faisant preuve d'un sang froid et d'une détermination sans égal. Le traitre assassiné avait donné la localisation de la guérilla, ce qui causa la mort de force soldats dans une embuscade et un bombardement. Il fut des plus clément lorsqu'il intervint devant Castro pour éviter l'exécution de certains traitres.

 

+ Une situation de trêve

 Durant les premiers mois de 57, de part et d'autres, les escarmouches ne font que très peu de morts des deux côtés, la lutte continue. Ensuite, intervient un changement capital. En effet, le New York times parait en février. Fidel Castro avait alors accordé un interview aux journalistes de ce journal qui est le plus lu de tous les E-U. Un grand mouvement de sympathie prend de l'ampleur aux states. Il y aura une interview pour la BBC plus tard.

+ Le début des grandes actions

Le 28 mai, il est décidé par les Guerilleros d'une attaque sur la caserne d'El Uveros. Beaucoup de blessé des deux côtés mais l'attaque se termine sur une victoire des soldats de Castro. C'est alors qu'il désigne le Che pour s'occuper des blessés et scinde le groupe en deux. Commence alors une épreuve des plus grandes pour le Che. Il doit s'occuper des blessés pendant 50 jours sans le soutien de l'armée de Castro parti en avant. Lorsque Castro revient, le 17 juillet, il retrouve un groupe d'hommes sains et sauf, soignés, disciplinés et dont l'effectif s'est accru de 9 nouveaux guerilleros. Castro rescinde le groupe en deux et créé la 4eme colonne, leurre pour l'ennemi puisqu'étant en fait seulement 2eme colonne.  C'est alors qu'il devient "commandante Che Guevara"

 

By Arnaud 

mercredi, 10 octobre 2007

Che Guevara I

 A l'occasion de l'anniversaire de la mort de Che Guevara (9 octobre); par Arnaud   

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Ernesto Rafael Guevara de la Serna, plus connu sous le nom de Che Guevara né un beau jour de Juin, le 14 très exactement, 1928 à Rosaria en Argentine. Son destin est assez remarquable par le fait qu'il prouve qu'il n'y a pas de caractère type pour être révolutionnaire. 

Né de parents riches, il étudie dans sa jeunesse la médecine jusqu'à ce qu'il prenne la décision de partir voyager dans toute l'Amérique du Sud. Il y cotoi toutes sortes de gens et entre en contact avec la pauvreté et le dénuement le plus total, situation des plus courantes à l'époque. Il y notera et y observera les inégalités les plus grandes ce qui le révolte. Il comprendra alors que seul la révolution peut modifier cet état de fait. Il choisit alors de pousser sa connaissance du Marxisme. Il part de nouveau en voyage au Guatemala, état qui, peut de temps avant, avait entreprit une série de réformes, qui l'intéréssait au plus haut point, impulsait par son président Jacobo Arbenz Guzmán, renversé par un nouveau coup d'état de la part des Etats Unis, tout du moins, financé par ceux la. Ensuite, il va rejoindre un mouvement révolutionnaire dirigé par Fidel Castro lui même: le mouvement du 26 juillet. Ils combattront côte à côte pendant 2 années suite à quoi le groupe prendra le pouvoir sur Cuba. Pendant ses années de guerilla, le Che deviendra commandant. Le président Cubain de l'époque, le dictateur Fulgencio Batista sera renversé en 1959. Il va alors occuper un poste de ministre au sein du nouveau gouvernain cubain dont celui de ministre de l'industrie où il échoue. En même temps, il écrira de nombreux essais politique sur la guerilla et la révolution.

 

Enfin, il quitte Cuba en 1965 comptant étendre l'idéologie révolutionnaire jusqu'au Congo puis en Bolivie où il décèdera, exécuté par l'armée Bolivienne à la solde de la CIA.

 

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[Suite Demain] 

mercredi, 27 juin 2007

Album Klein

Suite à la réponse, bonne, donnée par Alexia à notre dernière énigme, j'ai l'honneur de déclarer l'album Klein ouvert !

Commentez, réagissez, exprimez-vous ici ! 

Blue man

Des artistes, maintenant ! 
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lundi, 25 juin 2007

Sacco et Vanzetti

Dans les années 1920, la situation est dure aux EUA, et les grêves se multiplient. Les grêves et les syndicats, qui fleurissent. Les mouvements d'extrême-gauche sont très populaires comme le communisme ou l'anarchisme. Des attentats politiques se produisent de plus en plus souvent des maires sont assassinés, des banques cambriolées au nom de l'anarchisme.

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C'est d'ailleurs pour cela que Nicolas Sacco et son ami Bartolomeo Vanzetti (Vanzetti et Sacco, sur la photo) sont trainés en justice le 5 mai 1920. On les accuse d'avoir commis deux braquages, dont un avec double homicide. Les deux hommes sont des anarchistes convaincus, et des immigrés italiens, ce qui amène de nombreux soupçons (infondés) sur eux. En effet, il s'avère que leur juge, qui n'aime ni les immigrés, ni les anarchistes, est particulièrement partial.

C'est pour cela que, sans avoir de preuve réelle, il les condamne tous deux à la peine de mort. Un immense mouvement de solidarité s'élèvera dans le monde entier, avec même de nombreuse spressions diplomatiques, mais le juge se refusera toujours à réouvrir le dossier. Même lorsqu'un bandit avouera avoir fait les deux braquages, le juge ne voudra pas disculper Sacco et Vanzetti, et condamnera ce troisième à passer sur la chaise électrique avec les deux autres, le 23 août 1927.

 

Cinquante ans plus tard, la justice américaine les absout. Voilà ce que déclara Vanzetti, juste avant de passer sur la chaise électrique : "Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe."

jeudi, 21 juin 2007

La Journée des Dupes

Par Louis 

Depuis de nombreuses années, Richelieu, aidé par la Reine Mère Marie de Médicis et le parti Dévot, lutte contre les protestants en France. Seulement, pour des raisons politiques, le premier ministre veut s'allier aux protestants allemands contre les Habsbourg d'Autriche pour les affaiblir, ce qui déplaît considérablement aux dévots.

994903c1929bea2edcf7bb22167537da.gifNovembre 1630, Louis XIII est très malade. Faible et alité, la reine mère réussit à le convaincre de répudier son ministre Richelieu, la date est officiellement fixée au 10 novembre. Pour l'empêcher de se défendre, les dévots ferment toutes les portes du Palais du Luxembourg (où réside Louis XIII) à Richelieu mais celui-ci passe par une porte dérobée et s'explique avec le Roi.

Le 10, Louis XIII sort de son Palais et, devant Richelieu, tourne ostensiblement les talons. Le parti Dévot, alors sûr de gagner croit en sa victoire et tous s'agenouillent devant la Reine. En fait, dans l'après-midi, le Roi restitue Richelieu dans ses fonctions et exile sa mère et ses partisans de France, où elle mourra dans l'oubli et la misère.

La mise au pas de la cour et des grands continuaient, et annonçait l'absolutisme de Louis XIV... 

mercredi, 20 juin 2007

La poésie contemporaine II

Par Arnaud 

 

Lignes de partage et points de convergence
    Une ligne de partage importante paraît distinguer les poètes contemporains dans leur confiance plus ou moins forte dans les pouvoirs du verbe poétique. D'un côté, parmi les aînés, il y a ceux, comme Paul Claudel, Paul Eluard, Louis Aragon, René Char ou Saint-John Perse, qui affirment leur croyance dans les pouvoirs de la poésie et qui célèbrent à travers elle une cohérence du monde, de l'être et du langage: « O j'ai lieu de louer! » s'exclame Saint-John Perse dans Eloges. De l'autre, il y a ceux comme Antonin Artaud, Georges Bataille, ou Henri Michaux, qui écrivent "contre". Ce partage, infiniment relativisé et modulé, se retrouve constamment depuis 1950, comme pour diviser le territoire poétique entre le "camp" du refus et celui de l'acquiescement. De sorte que l'on pourrait discerner par exemple, dans la filiation de la première famille, la lignée des poètes de la présence et du lieu (Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, André du Bouchet), ainsi qu'une lignée spiritualiste, marquée par le sentiment religieux (Pierre Emmanuel, Jean-Claude Renard, Jean-Pierre Lemaire), et une famille de lyriques profanes (Jacques Réda, Pierre Oster), ou de matérialistes positifs (Francis Ponge, Eugène Guillevic). A l'inverse, dans le camp des poètes du "non" s'inscriraient plutôt les formalistes les plus audacieux, ceux qui s'en prennent à la cohérence même du langage ou à la subsistance de la poésie (Denis Roche, Christian Prigent).

    Mais cette opposition entre poètes du "oui" et poètes du "non", poètes de l'adhésion et poètes du refus, n'est ni satisfaisante, ni suffisante. Elle se complique par exemple du fait que parmi ceux qui célèbrent le monde (je m'en tiens à cette formule, pourtant trop réductrice, afin de signifier un rapport positif au réel), certains se défient plus que d'autres des vanités et des prestiges de la parole. Il en est pour qui l'exercice du langage constitue en soi une expérience essentielle de l'existence, et d'autres pour qui la "vérité de parole" doit être recherchée avec une infinie prudence. J'opposerais ainsi, dans le paysage actuel, le côté d'Yves Bonnefoy, marqué par le désir du mot silencieux et par la recherche d'une vérité de parole dans l'effacement même, et le côté de Michel Deguy qui reconnaît la langue comme le bien le plus propre de l'homme et qui lui demande de tout dire, de tout conjoindre, de tout penser, de tout prendre en charge. Dans la filiation d'Yves Bonnefoy, ceux qu'inquiètent les illusions et les vains prestiges du lyrisme et de la métaphore. Du côté de Michel Deguy, ceux qui adhèrent à la langue en connaissance de cause, en sachant ses tromperies, ses illusions, ses charmes pernicieux, mais en jouant malgré tout le jeu de son enthousiasme, sans parvenir pour autant jusqu'à la dimension oraculaire de la poésie de Paul Claudel ou de René Char par exemple.

    Quelques-unes des distinctions évoquées se traduisent par des regroupements éditoriaux, surtout sensibles au plan des revues qui restent souvent des lieux militants, de même que les anthologies . Le catalogue des éditions Gallimard est essentiellement le lieu d'une « tradition moderne » et d'une innovation reposant sur la présence d'un « fonds »: il constitue actuellement un espace où se retrouvent bon nombre de « nouveaux lyriques ». A l'inverse, le catalogue des éditions P.O.L ou Flammarion, est davantage tourné vers la blancheur, le minimalisme, le constructivisme et diverses formes de ruptures.

    Mais ces partages et ces regroupements, ne doivent pas occulter un certain nombre de points communs. Le premier de ceux-ci serait le souci critique. Depuis le milieu du XIXème siècle, la modernité poétique française s'est faite elle-même critique. Elle réfléchit sur sa pratique et s'inquiète de ce qu'est le poétique, lors même que l'on n'écrit plus guère d'"arts poétiques". Ce souci critique est souci de la parole juste. On en médite les conditions. On ne s'y livre pas en aveugle, à la façon de l'inspiré. On recherche la « simplification lyrique ». On se défie du pathos. On récuse le « poétisme » et l'on se désaffuble de ce qu'il pouvait rester d'anciens oripeaux. On s'interroge sur ce que c'est que ce travail étrange qui conduit à aligner pour rien des mots sur du papier. La poésie devient alors poésie de la poésie. Dans le pire des cas cela aboutit à son repli autistique sur elle-même. Ou à ce qu'Yves Bonnefoy appelle « excarnation » : une parole toute désincarnée.

    Autre point commun: l'importance accrue du rapport au réel. Pour certains il s'agit simplement de privilégier la réalité comme substance première de l'écriture poétique qui ira puiser sa nourriture dans le prosaïque, le présent historique, le quotidien. Pour d'autres, il s'agit de la volonté, déjà formulée par Rimbaud, de parvenir à une "poésie objective", ou du "réel absolu", selon l'expression de René Char, délivrée de l'emprise de la subjectivité. Pour d'autres encore, tels Yves Bonnefoy, ce rapport au « réel » marque la volonté de retrouver dans les mots le "sentiment de la présence".

    Ce souci du réel se définit d'abord négativement, par le refus du surréel et de l'irréel sentis plus ou moins comme des tentations faciles, voire comme la pente naturelle du propos poétique qui tend toujours plus ou moins à "arranger les choses" et à congédier ce qui est au profit de ce qui n'est pas. Ce que les poètes voudraient dire, c'est le réel tel qu'il demeure hors langage, ou tel qu'il défie le langage. Breton observait "je n'ai jamais su dire la couleur des yeux". Mais le surréalisme répondait la plupart du temps à cette impossibilité par le tour de prestidigitation des images, alors que nombre de poètes contemporains se méfient du "magma analogique".

    Dès avant guerre, s'est manifesté le souci d'une écriture moins métaphorique, plus discrète, plus proche des objets et des situations concrètes, chez des poètes tels que Francis Ponge, Eugène Guillevic, Jean Follain ou, après guerre, chez les auteurs de l'Ecole de Rochefort. René Guy Cadou a ainsi formulé l'une des ambitions fondamentales de la poésie française de ce demi-siècle: il s'agit avant tout de "reprendre pied sur la terre où nous sommes."

    Pour résumer ces points communs, je serais donc tenté de reprendre la formule d'Emmanuel Hocquard qui parle quant à lui de "modernité négative". C'est-à-dire d'une modernité qui procède moins par affirmations nouvelles que par refus : soupçon à l'endroit des images, refus du poétisme, refus du sentimentalisme, refus du discours édifiant et du pathos... La poésie se resserre sur ses propriétés en même temps qu'elle dénoue de nouveau le carcan de ses traditions. Elle ne cesse de s'interroger sur ce qu'elle peut et ce qu'elle doit. Elle existe de se chercher. Rien ne lui est plus contraire que d'affirmer: la poésie c'est ça et pas autre chose. Elle est avant tout l'inquiétude même du langage. Claude Royet-Journoud la définit comme un "métier d'ignorance". Je citerai, à l'appui de cette formule, les premières lignes de A noir de Jean-Marie Gleize:

    "Reste pour nous : la poésie. L'ignorance de ce qu'elle est. La faire, l'écrire, "pour savoir". Pour progresser dans cette ignorance. Pour savoir cette ignorance. Pour l'élucider ."

    Puisqu'elle est l'espace d'une recherche, la poésie constitue avant tout une expérience. Sa fonction n'est pas d'apporter le salut ou la consolation, mais de retraverser la condition humaine dans son intégralité, sans en rémunérer les défauts C'est, par exemple, la conviction de Jacques Dupin, qui écrit dans "Moraines":

    "Expérience sans mesure, excédante, inexpiable, la poésie ne comble pas mais au contraire approfondit toujours davantage le manque et le tourment qui la suscitent."

OK ?

Par Louis

L'expression "OK" que tout le monde connait est l'expression la plus utilisée au monde, diffusée par les anglo-saxons sur tous les points de la planète. On imagine plusieurs origines pour cette expression. 

D'abord, on explique OK par une abréviation de "Zero Killed", incrite autrefois sur les bateaux après une bataille, ou pendant la Guerre de Sécession ou pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le "0" anglo-saxon se prononce souvent comme le "o", ce qui explique le "OK" pour "tout va bien"...

OK proviendrait aussi, selon d'autres sources du grec "OLA KALA" (tout va bien), utilisée par les marins grecs et les poseurs de rails grecs aux EUA. Ainsi, quand les rails étaient installés, les poseurs inscrivaient les initiales célèbres sur les rails : tout est bon.  

Une autre légende, controversée celle-là, veut que les immigrées serbes et croates aux EU, déçues des performances sexuelles des blancs américains désignents entre elles, pour se moquer, le membre de leur compagnon par un zéro avec les doigts en disant "kurac", bientôt abrégé en OK.

L'expression pourrait aussi venir des colons français en Afrique qui, une fois leurs esclaves chargés, leurs auraient dit : "au quais", qui dériva par la suite...

On raconte aussin qu'Andrew Jackson, héros de la Seconde Guerre Mondiale, puis président des EUA aurait fait une faute d'orthographe, inscrivant "Oll Korrect" à la place de "All Correct"...

Un grand chef d'entreprise américain examinait chaque colis qui sortait de l'usine et y inscrivait, quand tout était bon, ses initiales : Otto Kaiser. (on parle aussi d'un contremaître à Boston)

Une soirée entre Lafayette et Washington, Lafayette aurait eu soudain le hoquet. Et le président de s'inquiéter. Lafayette, pour le rassurer, lui aurait alors dit "Ce n'est rien, c'est le hoquet", mais Washington aurait compris "ce n'est rien, c'est okay"...

 La plus cérdible des explications, et une des seules qu'on puisse vérifier, est l'utilisation de ce terme "Oll Korrect", volontairement mal orthographié, qui était inscrit sur les journaux passant l'épreuve de la typographie. Il apparut la première fois sur des journaux en 1839. En 1840, aux élections présidentielles,  Martin Van Buren fut élu, il venait de Kinderhook, on utilisa alors le terme "Old Kinderhook" pour le désigner...

 

 

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