vendredi, 25 mai 2007
Fessenheim, la petite fuite
Par Louis
Bon, avant tout, bonnes gens, ne vous affolez pas, rien de grave (enfin officiellement) : "le centrale fonctionne en toute sécurité et son état est actuellement globalement satisfaisant", nous dit-on (info officielle), mais rappelons-nous, pour Tchernoby, on disait pareil (mais c'était des communistes, bahhhhhhhhhh), et pour le nuage, Nico nous a fait la même blague, alors on sait pas trop où on en est.
Le fait est qu'on a eu une petite fuite, dans cette vieille centrale de trente ans, et on l'a donc arrêtée quelques temps... "Ce ne sont que de petits soucis", nous dit-on, mais je trouve que les petits soucis se multiplient, un en février, un autre en 2006...
On veut bien nous dire la moyenne annuelle de rejets liquides et gazeux qui est -il est vrai- très satisfaisante, mais nous ne pouvons pas avoir accès à l'écart-type ou au rejet maximal d'une journée... Pendant ce temps, les écologistes déclarent que "Cette centrale a toujours été et reste dangereuse" (Stéphane Lhomme, du réseau français Sortir du Nucléaire)...
Aussi, Fressenheim n'est pas à l'abri du terrorisme, des militants ont même montré qu'on pouvait accéder à la centrale, très près des réacteurs, à plusieurs, sans être véritablement discrets, pendant longtemps (ils ont même fait un pique-nique !) et même avec un véhicule !...
La centrale est aussi en zone inondable, et mal protégée, et des micro-fissures se multiplient sur les cuves, selon l'organisation "Stop Fressenheim" (mais démenti par le pouvoir, rassurez-vous...). Une pétition a cependant été lancée, signée par 141 maires et élus alsaciens, sans réponse depuis un an...
Des autorités françaises (Mme Royal), allemandes ou suisses, ont demandé une fois de plus la fermeture du site, mais sans grand espoir de réussir car "Le nucléaire, c'est un choix écologique !"
Un petit article interressant sur le sujet : La suède
19:21 Publié dans Ecologie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antisarko, sarkozy, législatives, argument, nucléaire, écologie, fressenheim
vendredi, 18 mai 2007
Pensée pour notre planète
Par Louis
Le mode veille consomme aussi de l'énergie ! Ne laissez pas vos appareils en veille, éteignez-les !
17:30 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, veille
mardi, 15 mai 2007
Pensée écolo
Par Louis
Mettre un couvercle sur l'eau qui bout, cela permet d'aller plus vite, et d'économiser 30% d'énergie (et un peu d'eau, tant qu'on y est...) !!! Pensez-y !
21:20 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, écologie, eau, énergie
dimanche, 25 mars 2007
Empreinte écologique
Par Louis
L'empreinte écologique est une mesure de la pression qu'exerce l'homme sur la nature. C'est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets.
Imaginez que vous êtes un Robinson Crusoé isolé sur une île déserte : quelle devrait être la taille de votre île (terre, lagon et mer accessible compris) pour vous permettre de vivre en autarcie de façon durable et répondre à vos besoins en nourriture, chauffage, matériaux de construction, air pur, eau potable, absorption de déchets ?
Cette surface représente l'empreinte écologique de notre Robinson Crusoé. On comprend intuitivement que si le mode de vie de notre naufragé exerce une pression trop forte sur son île (s'il fait par exemple des grands feux de camp tous les soirs pour tromper sa solitude), c'est-à-dire si son empreinte écologique est supérieure à la taille de son île, sa survie risque d'être compromise à plus ou moins long terme...
A l'échelle d'une personne, l'empreinte écologique est une estimation de la superficie nécessaire pour répondre à l'ensemble de vos besoins en ressources naturelles.
Nous sommes tous des Robinsons et notre île, c'est notre Terre. Si chacun ne fait pas attention à ce qu'il fait, nous courons à la catastrophe... Nous devons surveiller notre impact pour ne pas mettre en péril notre planète. Et vous, quel est votre impact ?
http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
19:40 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : empreinte écologique, terre
lundi, 19 mars 2007
Les hydrates de méthane
Par Louis
Avec les crises imminentes du pétrole puis du gaz, la planète manquera bientôt d'énergie et, en attendant que les énergies vertes soient efficaces, les industries de l'énrgie vont devoir trouer un paliatif facile. Or, plus les études progressent, plus ce paliatif facile prend le nom d'hydrate de méthane... En effet, on estime que ces gisements sont deux fois plus (en équivalent méthane) que toutes nos réserves de pétrole, gaz et charbon !! On trouve presque tous les gisements sur les côtes des continents, et quelques-uns dans le pergélisol (zone gelée en permanence) : par exemple, la seule zone côtière du sud-est des EUA (zone de 25000 km²) contient 35 milliards de tonnes de carbone (!) soit plus de 100 fois la consomation des EUA par an !
La formation de shydrates de méthane est très simple : à une température et une pression données, la glace peut capturer certains gaz, formant comme une cage ; les gaz "piégés" sont divers : le dioxyde de carbone (CO2), le sulfure d'hydrogène (H2S), le méthane (CH4)... La capacité de stockage de la glace pour le méthane est impressionante : pour un centimètre cube de glace fondue, il peut être libéré jusqu'à 164 centimètre cubes de méthane ! Le méthane se forme sous l'eau a de faibles profondeurs (entre 300 et 1200 mètres) avec des variables de pression et de température très fragile et les hydrates de méthane sont extrêmement instables, un seul degré peut suffire pour que les 164 centimètres cube se libèrent d'un seul coup !
Et c'est bien là le prolème des hydrates de méthane, car s'ils sont à une faible distance comparés au pétrole ou au gaz, on ne peut pas les extraire avec des méthodes dites "conventionnelles". Il faut donc des méthodes nouvelles, assez complexes, mais surtout, beaucoup de circonspection, ce que nous ne sommes pas sûrs que les géants de l'industrie des hydrocarbure feront...
Cependant, les risques encourus sont énormes : la libération par les Hommes d'une grande quantité de méthane dans l'atmosphère aurait des répercussions catastrophiques sur la planète (le méthane est vingt fois plus efficace que le carbone, comme gaz à effet de serre !), on peut imaginer qu'une telle déstabilisation pourrait aussi causer d'immenses glissements de terrain sous-marins sur le talus continental, entraînant des tsunamis très importants et extrêmement dangereux (ça va sans dire)... Malheureusement, l'action de l'Homme ne sera pas nécessairement le facteur déclenchant de cette catastrophe : en effet, si un degré suffit pour tout faire exploser, on peut facilement imaginer -avec la conjecture climatique actuelle- que les océans en viennent là "d'eux-mêmes" et que tout le méthane se libère, inexorablement.
08:45 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, catastrophe, méthane, énergie


