vendredi, 12 octobre 2007

[BAC] Texte 9; Popper

Le langage: témoin de la conscience

 

 

Popper ouvre son texte par une thèse des plus clairement exprimée: La conscience de soi est ancrée dans le langage

En effet, explique t-il, "l'apprentissage du "Je" lie le corps,l'esprit et son "moi" ". Popper pense que la "grande complexité et la dépendance de l'âme humaine ou de l'égo humain" peuvent être percu lors d'une perte subite de mémoire car la mémoire ne disparait à proprement dit puisque nous savons encore marcher, manger ou parler.

 

Enfin, il définit la supériorité de l'Homme par rapport à l'animal avec cette "conscience de soi", parler permet de garder un niveau de conscience au deca des capacités animales. Effectivement, parler est la seule manière de se différencier des animaux car bien qu'ils savent communiquer, leur système n'est qu'une esquisse comparée à celui de l'Homme. Autrement dit, pour Popper, il suffit de savoir parler pour être supérieur aux animaux.

mercredi, 10 octobre 2007

[BAC] Texte 8, Hegel

Un être qui mène une double existence:

 

Hegel nous dit dans cet extrait de texte que les choses naturelles sont UN, les Hommes, l'être humain en tant qu'esprit est DEUX car les choses naturelles sont alors que l'Homme lui est aussi mais il est "POUR SOI", il se contemple, se représente...

 

De manière théorique, Hegel pense qu'il est nécessaire (domaine du Besoin) à cette conscience d'être et il considère la pratique de la conscience comme nécessaire aussi. Il nous propose alors de distinguer deux types de conscience. La première sera la conscience intelligente et la seconde sera la conscience dîtes morale.

 

Il nous montre ensuite qu'il y a une transformation de la nature qui s'adapte à l'Homme. Il y a une nécessité pour l'Homme, provenant de pulsions de l'enfance nous dit il, que la nature nous ressemble. Nous voudrions nous reconnaitre dans l'extérieur. Nous voyions ainsi, selon Hegel, ce que nous possédons.

 

Mais l'Homme se transforme lui même, affirmant ainsi ce qui le détermine, ces propres caractères. 

vendredi, 05 octobre 2007

[BAC] Texte 7; Kant

Le pouvoir de dire "Je"

 

Kant nous dira dans ce texte que l'homme est différent des animaux par sa conscience, sa raison. 

Il met en avant le pouvoir du langage: prouver aux autres son existence mais aussi se prouver à soi même que l'on existe. Le "Je" permet d'affirmer sa personnalité, c'est le "trait d'union" de la conscience qui lie l'expérience et une seule unité. "Je" permet une distanciation par rapport à soi même et par rapport aux autres. Il prend l'exemple des animaux qui n'ont pas conscience de leur existence en tant qu'être différent des autres. Ils se sentent, tout comme l'enfant en bas âge, vivant mais non conscience de leur existence propre.

 

Finalement, nous dit il, il est nécessaire de "se penser". C'est un lien immédiat avec l'intentionnalité Husserlienne. Notre conscience vise l'objet de notre réflexion. Cogito ergo sum nous disait Descartes, alors c'est parce que nous sommes conscient que nous pensons et que nous existons par extension que nous existons réellement. 

Merleau-ponty, tripolarité du Cogito

Merleau-ponty est un philosophe d'origine française qui nait en Charente Maritime en 1908. Il meurt en 1968. Il effectue des travaux sur la phénoménologie des perceptions, la corporéïté, le langage et bien d'autres choses. Dans un extrait du Prima de la perception, il effectue un travail sur le sens du Cogito.fe648c79ed3b6d4f95af911669619125.jpg

 

D'un point de vue purement théorique, le "cogito" c'est l'action de penser. Mettre en doute méthodologiquement chaque action de doute. Le doute étant la seule chose dont on ne peut douter. Si l'on doute c'est que l'on pense, si l'on pense c'est que l'on existe. C'est la théorie mis en avant pour la première fois par Descarte dans Le discours de la Méthode.

 

Merleau-ponty (que j'appellerai dorénavant "M.P.") trouve trois sens à ce "cogito". Dans un premier moment du texte "les trois sens du cogito" extrait du Prima de la perception, M.P montre que le cogito c'est ce saisir soi même. C'est à dire dénoter d'un "fait psychique: Je pense". C'est une constation "instantanée" c'est à dire que l'on peut le constater à chaque moment où l'on pense. Mais, nous dit il, c'est valable à condition "que l'expérience ne dure pas". En effet, comme je ne peux douter que je pense, je suis immédiatement en accord avec moi même. C'est ce que Descartes souligne. M.P. surnomme ceci comme étant le "cogito des psychologues". Cette certitude étant limitée à la durée de l'existence et au temps que je pense. Mais si je veux "spécifier" cette pensée, c'est à dire penser a un objet de réflection particulier, j'échouerai dans mon cogito. Descartes disait que "toute pensée particulière utilise des prémisses inactuelles". Ce "cogito" ne peut alors "rendre compte de la vérité" dit M.P. puisqu'elle s'exprime dans l'instant.

Il cherche alors un deuxième aspect à ce "cogito". Dans ce deuxième moment du texte, il explique qu'on peut prendre le"cogito" comme le fait de "se saisir soi même" ET saisir par la même occasion l'objet que je vise. C'est une vision Husserlienne du "cogito" puisque étant le principe même de l'intentionalité. Ceci rend égal le "cogito" (l'action de penser) et le "cogitatum"(l'action de penser à ce à quoi l'on pense). Le premier n'étant plus aussi certain qu'avant, il devient l'égal même du second, lui même mit en doute. M.P. met en avant que Descartes a déjà présenté le Cogito de cette manière dans les Regulae "lorsqu'il met l'existence propre (<<se esse>>) au rang des évidences les plus simples. Le problème est que cette méthode de penser réclame une "transparence" du sujet pour lui même. 

Enfin, dans un troisième moment du texte, M.P. trouve un troisième sens au cogito: saisir le moment même du cogito ne pouvant se mettre en doute lui même. "Le fait même de douter obture le doute". C'est alors le moment où l'on se saisit, où l'on devient une pensée "en acte", prit par la réflection, visant des objets. Et, nous dit M.P. c'est à ce titre que je suis certain de moi même.

 

Pour conclure, on peut donc affirmer pouvoir trouver 3 sens au "cogito". Tout d'abord le "cogito" du psychologue, celui de Descartes, celui du doute méthodologique puis le "cogito" Husserlien, intentionnel et enfin, le "cogito" qui nous fait devenir pensée en "acte".

 

Ndla: Si vous voyez des erreurs de jugement de ma part, n'hésitez pas à m'en faire part.  

mercredi, 03 octobre 2007

[BAC] Texte 6; Hume

L'Illusion du moi

 

Hume introduit son texte par l'immédiateté (Descartes), c'est à dire la conscience du moi à chaque instant. Comme le disait Descartes, Hume rajoute que nous ne pouvons être sur de rien, à part que nous doutons de tous. MAIS, continue t-il, cette affirmation est contraire à l'expérience. Il faut prouver l'existence du "moi". Pour cela, Hume pense qu'il faut rendre son idée "claire et intelligible" et pour cela, il faut user de l'empirisme.

 

Si une "impression" peut prouver l'existence du "moi", il faut qu'elle soit identique à ce même "moi". Malheureusement, il n'existe pas d'impression qui soit ainsi car toute impression est variable et inconstante. 

 

Hume conclue donc en expliquant que l'on ne peut percevoir le "moi" qu'avec une perception. Comme dans le sommeil je n'ai pas de perception et que donc, je suis "sans conscience de moi même [...], je n'existe pas"

mardi, 02 octobre 2007

[BAC] Texte 5; Sartre

La conscience, un néant qui dévoile l'être.

 

Sartre pose d'entré de jeu les conditions d'être de la conscience, il nous dit qu'elle se refuse à la substance, c'est à dire qu'on ne peut être conscience des choses dont nous sommes conscient parce que c'est ce qui fait d'elle ce qu'elle est. Il nous explique ainsi que la conscience d'un objet quelconque ne sera jamais l'objet en lui même car conscience et objet ne sont pas de même nature. Sartre prendra un arbre comme exemple. La conscience conçoit l'arbre parmi tout un tas d'expérience. C'est à dire qu'elle concoit l'arbre en tant qu' "être" ("l'être contient les étants"). L'arbre reste pourtant cet arbre, installé dans la réalité du monde qui nous entour, le monde sensible.

 Nous pouvons alors nous demander si la conscience est différente de la présence dans le monde mais alors, Sartre répond que le monde est lui même relatif à la conscience. C'est pourquoi il nous dit qu'elle consiste en un "éclatement vers", "l'arbre ne peut être moi et je ne peux être lui", "hors de lui, hors de moi" nous dira t-il encore, la conscience est en quelque sorte "purifiée". Elle nous projette dans le monde, il est alors question de transcendance.

 Sartre rapproche alors sa pensée de l'"intentionalité" de Husserl. Il dit alors que finalement, l'intentionalité c'est cette nécessité de la conscience "d'être autre qu'elle même et de ne pas avoir conscience que d'être une conscience".

 

By Arnaud 

lundi, 01 octobre 2007

[BAC] Texte 4; Husserl

L'intentionalité: toute conscience vise quelque chose.

 

    Ici, Husserl indique que la conscience a un but. Elle vise quelque chose. Elle possède donc le "don" de l'intention

La concience choisit sa cible dans un but précis. La réflection que nous menons sur l'objet de la réflection "vise" puis à l'"intention de"... C'est à dire que la conscience se rapporte à...

 

Husserl ajoute plus loin que cette conscience qui à ce don de l'intention vise un objet non pas tel qu'il est mais plutôt tel que le sujet du cogito s'en souvient. En effet, l'objet auquel notre conscience se rapporte est réfléchie par notre conscience vers un autre objet sur lequel nous avons déjà réfléchie et qui se rapportait lui même à un autre objet sujet d'une même réflection. Ainsi, la conscience n'est pas que raisonnable mais aussi empiriste. Elle passe par des souvenirs. Il nous dit aussi que la conscience se rapporte à l'objet comme une image. La conscience serait donc un mécanisme passant par les rouages des souvenirs mêlés avec l'imagination. De là, Husserl aboutit à son concept d'Intentionalité: c'est à dire que la conscience à conscience de...

 

Husserl conclue par le sujet de sa réflection: Le cogito porte son propre cogitatum

mardi, 25 septembre 2007

[BAC] Texte 3; Bergson

Le pouvoir de faire des choix

 

Bergson dans ce texte explique que la conscience n'est ni plus ni moins que la mémoire et que l'Inconscience est l'instant, soit la conscience du moment.  Il en déduit donc que la conscience est non seulement la conservation du passé dans le présent mais aussi son ACCUMULATION. Mais, nous dit il, la conscience ne peut être que ca, elle est aussi l'ANTICIPATION de l'avenir. Il nous dira d'ailleurs que "toute action est une empiétement sur l'avenir". Il explique alors que l'instant est "concu" mais qu'il n'est pas "percu". En effet, voila deux notions bien différente. Tandis que le passé est une chose claire dans l'esprit de chacun et qu'il est facile de le percevoir puisque nous l'avons vécut; l'instant est, lui, beaucoup plus vague. C'est effectivement une notion très simple dans l'esprit des gens, chacun s'y retrouve, l'instant, le présent, c'est très limpide mais alors qui peut se vanter d'avoir percu l'instant? Puisque même le temps de se dire qu'on l'on percoit quelque chose, il a disparu est fait partie de notre passé. Bergson dira alors que "la conscience retient le passé et anticipe l'avenir". Mais pourquoi pense t-il que la conscience anticipe l'avenir? Et bien comme nous avons montré que la conscience était le passé, la conscience s'appui sur le futur car le choix (qui dépend de la conscience nous dit Bergson) est le mélange de l'expérience ET de l'anticipation. Bergson nous dit alors que la conscience " s'endort là où il n'y a plus de mouvement spontané". L'automatisme, les mouvements comme la marche ou la respiration ne sont plus dépendant de notre esprit, nous ne pensons plus à marcher parce que si nous y pensions, nous le ferions peut-être moins bien.

 

Enfin, Bergson dira que "si la conscience est synonyme de mémoire et d'anticipation, c'est que la conscience est synonyme de choix". En effet, puisque Bergson prouve que la conscience s'appuie sur un passé récent et ancien mais qu'elle anticipe aussi l'avenir et que le choix a proprement parler n'est rien d'autre que la conclusion du mélange de notre expérience et du calcul des conséquences, conscience et choix sont identiques de nature.

 

By Arnaud 

lundi, 24 septembre 2007

[BAC]Texte 2; Kant

Ce que la conscience ajoute à la représentation.

 

Kant distingue deux relations. La première étant une relation à l'objet qu'il nomme "représentation". La seconde étant la représentation au sujet qu'il nomme "conscience". C'est à partir de cette distinction que Kant va nous dire que la conscience est la condition de la connaissance. Elle est la représentation d'une représentation.

 

Il distingue à nouveau deux parties dans sa réflection. Tout d'abord la "forme" et ensuite la "matière". Kant nous dit que la "forme" indique la manière dont nous avons connaissance de l'objet, au dela de notre simple représentation. La "matière" est l'objet.

 

Alors, Kant se permet de montrer qu'une représentation peut être deux choses. Soit la représentation dont j'ai conscience est pour moi "intuition" (c'est à dire de l'ordre du sensible) et concept (c'est à dire de l'ordre de la raison), elle est claire. Si au contraire, j'ai conscience d'une représentation qui est seulement INTUITION, cette représentation est obscure.

 

Finalement, on distingue deux types de perception. Notre conscience peut donc ne pas être fiable à 100%. Notre esprit est capable d'assimiler une représentation très vite. Après avoir vu un objet une fois, on le reconnaitra souvent intuitivement. Par contre, le concept de l'objet ne peut être assimiler aussi facilement. Un homme voyant une maison pour la première fois reconnait la forme mais ne sait pas à quoi ca peut bien servir

Texte N°1 ; Descartes

Je ne suis pas: Une pensée impossible

 

Descartes nous dit dans ce premier texte sur la conscience que tout ce que nos sens indiquent, on peut considérer que c'est faux. Il considère ici que notre esprit est trompeur. Cela revient aux théories de Socrate: rien n'est donc sur sauf que rien n'est sur.

 

Descartes pense que "JE", ou ce que Kant appel "ego", finalement, le "moi", produit son propre "Dieu". Il entend par là l' "esprit malin".

Il nous dira dans ce même texte:  "Ce Dieu qui fait tout pour me tromper ne peut m'empêcher d'"être" car je doute" 

Descartes entend par là que  par la réflection et le doute, on agit en pensant et la pensée lie le corps et l'existence. Tant que je doute, je pense et tant que je pense, j'existe. C'est le principe même du "Cogito".

 Finalement, Descartes exprime ici son idée de l'existence. Tant que l'esprit pense, je vis.

 

On pourra rapprocher ce texte de celui de Hume (n°6). 

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