vendredi, 23 octobre 2009

Fiche Philo: Cause , Raison , Motif

Encore une fois, je propose ici une fiche mémo contre les petites erreurs qui peuvent poser problèmes lors de la lecture d'un texte ou de la compréhension d'une notion.

Cause, Raison, Motif, trois mots qui semblent fort proches et pourtant...les petites nuances qui accompagnent leur définition propre sont très importantes.

La CAUSE: le sujet n'a pas de prise sur la cause d'une action, il n'y peut rien, il ne peut pas agir dessus. Par exemple, la cause de sa mort est une maladie incurable.

La RAISON: La raison s'insère dans un ensemble de calcul, la raison me pousse à agir de facon rationelle. J'ai des raisons d'agir, des croyances, des désirs, des préférences. Par exemple, la raison pour laquelle je me suis levé de mon siège est que je voulais faire du sport parce que j'aime le sport...ensemble de calculs qui peuvent être infini mais que l'on a spontanément.

Le MOTIF: le motif me tire, j'agis en vue de... Par exemple, il a eu des bonnes notes pour avoir son année. C'est une carotte.

jeudi, 22 octobre 2009

Fiche Philo: Réalisme vs Idéalisme

Comme on le sait tous, il faut se méfier des mots en -isme. C'est pourquoi, je vous propose aujourd'hui une sorte de fiche mémo qui vous aidera peut être à faire la différence entre le Réalisme d'un côté et l'idéalisme de l'autre. Pourquoi ces deux termes? Parce qu'ils vous seront utiles du bac à l'aggrégation et même après pour les plus courageux.

Prenons donc ces deux termes comme ils se présentent, c'est à dire sous leur forme la plus simple. Que nous dirait un dictionnaire classique? Il nous expliquerait avec moult détails et amusantes anecdotes que réalisme signifie s'approcher de la nature, être ressemblant à quelque chose qui existe, on dira par exemple que ce que représente une peinture est réaliste, qu'une expérience virtuelle est réaliste, que des fausses fleurs sont réalistes...Pour une personne, le même dictionnaire nous dira que l'on peut faire preuve de réalisme, c'est à dire garder son sang froid face à une situation donner, ne pas se masquer la réalité devant quelque chose qui ne nous convient pas. Pour l'idéalisme, c'est le même problème, on dira d'une personne que c'est un idéaliste en pensant qu'il a la tête perdu quelque part dans ses idées, on oppose d'ailleurs là aussi quelqu'un de réaliste, qui a bien les pieds sur terre et l'idéaliste qui, lui, ne les a pas. Mais, pour nous, ce n'est pas le genre de définitions qui nous intéressent.

 

En philosophie, le terme réalisme fait allusion à une sorte de doctrine, de façon de penser qui prétend que tout existe sans sujet nécessaire pour le penser. Pour prendre un exemple d'application, regardez par votre fenêtre, fixez profondément un objet de manière à vous en imprégnier complètement puis au bout de quelque secondes, retournez votre regard vers cet écran. Maintenant, posez vous la question: Est ce que l'objet que je regardais existe toujours? Évidemment que oui! Puisqu'il existe une essence au chose et que chaque chose est pourvu de son propre moyen d'exister.

Le terme idéalisme s'oppose fortement au réalisme puisqu'il affirme son contraire. En effet, si vous repreniez la même expérience, refixiez le même objet puis reformuliez votre question, Est ce que l'objet que je fixais existe t-il toujours? L'idéaliste vous affirmerez que non, que les choses cessent d'exister lorsqu'il n'y a plus de sujet pour les penser. L'idéalisme considère que nous ne sommes que des pures esprits qui voguons dans un monde impalpable qui n'existe que lorsque nous le pensons.

Alors je vous vois venir! "Cassandre, tu dis n'importe quoi...d'un coup c'est évident, puis après, ça ne l'est plus? Et puis de toute façon, c'est normal que même si je ne regarde pas cet objet il existe...n'importe quoi..." Très bonne remarque Lecteur! C'est la même qui m'est directement venu lorsque je tentais de comprendre ces notions. Est ce si évident que ça que l'objet que je regardais existe alors que je ne le regarde plus? Comment puis je le prouver sinon en le regardant de nouveau? C'est un problème que la philosophie n'a toujours pas pu résoudre et c'est ce que mon prof appelle "un débat 5 étoiles de la philosophie".

vendredi, 12 octobre 2007

[BAC] Texte 9; Popper

Le langage: témoin de la conscience

 

 

Popper ouvre son texte par une thèse des plus clairement exprimée: La conscience de soi est ancrée dans le langage

En effet, explique t-il, "l'apprentissage du "Je" lie le corps,l'esprit et son "moi" ". Popper pense que la "grande complexité et la dépendance de l'âme humaine ou de l'égo humain" peuvent être percu lors d'une perte subite de mémoire car la mémoire ne disparait à proprement dit puisque nous savons encore marcher, manger ou parler.

 

Enfin, il définit la supériorité de l'Homme par rapport à l'animal avec cette "conscience de soi", parler permet de garder un niveau de conscience au deca des capacités animales. Effectivement, parler est la seule manière de se différencier des animaux car bien qu'ils savent communiquer, leur système n'est qu'une esquisse comparée à celui de l'Homme. Autrement dit, pour Popper, il suffit de savoir parler pour être supérieur aux animaux.

mercredi, 10 octobre 2007

[BAC] Texte 8, Hegel

Un être qui mène une double existence:

 

Hegel nous dit dans cet extrait de texte que les choses naturelles sont UN, les Hommes, l'être humain en tant qu'esprit est DEUX car les choses naturelles sont alors que l'Homme lui est aussi mais il est "POUR SOI", il se contemple, se représente...

 

De manière théorique, Hegel pense qu'il est nécessaire (domaine du Besoin) à cette conscience d'être et il considère la pratique de la conscience comme nécessaire aussi. Il nous propose alors de distinguer deux types de conscience. La première sera la conscience intelligente et la seconde sera la conscience dîtes morale.

 

Il nous montre ensuite qu'il y a une transformation de la nature qui s'adapte à l'Homme. Il y a une nécessité pour l'Homme, provenant de pulsions de l'enfance nous dit il, que la nature nous ressemble. Nous voudrions nous reconnaitre dans l'extérieur. Nous voyions ainsi, selon Hegel, ce que nous possédons.

 

Mais l'Homme se transforme lui même, affirmant ainsi ce qui le détermine, ces propres caractères. 

vendredi, 05 octobre 2007

[BAC] Texte 7; Kant

Le pouvoir de dire "Je"

 

Kant nous dira dans ce texte que l'homme est différent des animaux par sa conscience, sa raison. 

Il met en avant le pouvoir du langage: prouver aux autres son existence mais aussi se prouver à soi même que l'on existe. Le "Je" permet d'affirmer sa personnalité, c'est le "trait d'union" de la conscience qui lie l'expérience et une seule unité. "Je" permet une distanciation par rapport à soi même et par rapport aux autres. Il prend l'exemple des animaux qui n'ont pas conscience de leur existence en tant qu'être différent des autres. Ils se sentent, tout comme l'enfant en bas âge, vivant mais non conscience de leur existence propre.

 

Finalement, nous dit il, il est nécessaire de "se penser". C'est un lien immédiat avec l'intentionnalité Husserlienne. Notre conscience vise l'objet de notre réflexion. Cogito ergo sum nous disait Descartes, alors c'est parce que nous sommes conscient que nous pensons et que nous existons par extension que nous existons réellement. 

mercredi, 03 octobre 2007

[BAC] Texte 6; Hume

L'Illusion du moi

 

Hume introduit son texte par l'immédiateté (Descartes), c'est à dire la conscience du moi à chaque instant. Comme le disait Descartes, Hume rajoute que nous ne pouvons être sur de rien, à part que nous doutons de tous. MAIS, continue t-il, cette affirmation est contraire à l'expérience. Il faut prouver l'existence du "moi". Pour cela, Hume pense qu'il faut rendre son idée "claire et intelligible" et pour cela, il faut user de l'empirisme.

 

Si une "impression" peut prouver l'existence du "moi", il faut qu'elle soit identique à ce même "moi". Malheureusement, il n'existe pas d'impression qui soit ainsi car toute impression est variable et inconstante. 

 

Hume conclue donc en expliquant que l'on ne peut percevoir le "moi" qu'avec une perception. Comme dans le sommeil je n'ai pas de perception et que donc, je suis "sans conscience de moi même [...], je n'existe pas"

mardi, 02 octobre 2007

[BAC] Texte 5; Sartre

La conscience, un néant qui dévoile l'être.

 

Sartre pose d'entré de jeu les conditions d'être de la conscience, il nous dit qu'elle se refuse à la substance, c'est à dire qu'on ne peut être conscience des choses dont nous sommes conscient parce que c'est ce qui fait d'elle ce qu'elle est. Il nous explique ainsi que la conscience d'un objet quelconque ne sera jamais l'objet en lui même car conscience et objet ne sont pas de même nature. Sartre prendra un arbre comme exemple. La conscience conçoit l'arbre parmi tout un tas d'expérience. C'est à dire qu'elle concoit l'arbre en tant qu' "être" ("l'être contient les étants"). L'arbre reste pourtant cet arbre, installé dans la réalité du monde qui nous entour, le monde sensible.

 Nous pouvons alors nous demander si la conscience est différente de la présence dans le monde mais alors, Sartre répond que le monde est lui même relatif à la conscience. C'est pourquoi il nous dit qu'elle consiste en un "éclatement vers", "l'arbre ne peut être moi et je ne peux être lui", "hors de lui, hors de moi" nous dira t-il encore, la conscience est en quelque sorte "purifiée". Elle nous projette dans le monde, il est alors question de transcendance.

 Sartre rapproche alors sa pensée de l'"intentionalité" de Husserl. Il dit alors que finalement, l'intentionalité c'est cette nécessité de la conscience "d'être autre qu'elle même et de ne pas avoir conscience que d'être une conscience".

 

By Arnaud 

lundi, 01 octobre 2007

[BAC] Texte 4; Husserl

L'intentionalité: toute conscience vise quelque chose.

 

    Ici, Husserl indique que la conscience a un but. Elle vise quelque chose. Elle possède donc le "don" de l'intention

La concience choisit sa cible dans un but précis. La réflection que nous menons sur l'objet de la réflection "vise" puis à l'"intention de"... C'est à dire que la conscience se rapporte à...

 

Husserl ajoute plus loin que cette conscience qui à ce don de l'intention vise un objet non pas tel qu'il est mais plutôt tel que le sujet du cogito s'en souvient. En effet, l'objet auquel notre conscience se rapporte est réfléchie par notre conscience vers un autre objet sur lequel nous avons déjà réfléchie et qui se rapportait lui même à un autre objet sujet d'une même réflection. Ainsi, la conscience n'est pas que raisonnable mais aussi empiriste. Elle passe par des souvenirs. Il nous dit aussi que la conscience se rapporte à l'objet comme une image. La conscience serait donc un mécanisme passant par les rouages des souvenirs mêlés avec l'imagination. De là, Husserl aboutit à son concept d'Intentionalité: c'est à dire que la conscience à conscience de...

 

Husserl conclue par le sujet de sa réflection: Le cogito porte son propre cogitatum

mardi, 25 septembre 2007

[BAC] Texte 3; Bergson

Le pouvoir de faire des choix

 

Bergson dans ce texte explique que la conscience n'est ni plus ni moins que la mémoire et que l'Inconscience est l'instant, soit la conscience du moment.  Il en déduit donc que la conscience est non seulement la conservation du passé dans le présent mais aussi son ACCUMULATION. Mais, nous dit il, la conscience ne peut être que ca, elle est aussi l'ANTICIPATION de l'avenir. Il nous dira d'ailleurs que "toute action est une empiétement sur l'avenir". Il explique alors que l'instant est "concu" mais qu'il n'est pas "percu". En effet, voila deux notions bien différente. Tandis que le passé est une chose claire dans l'esprit de chacun et qu'il est facile de le percevoir puisque nous l'avons vécut; l'instant est, lui, beaucoup plus vague. C'est effectivement une notion très simple dans l'esprit des gens, chacun s'y retrouve, l'instant, le présent, c'est très limpide mais alors qui peut se vanter d'avoir percu l'instant? Puisque même le temps de se dire qu'on l'on percoit quelque chose, il a disparu est fait partie de notre passé. Bergson dira alors que "la conscience retient le passé et anticipe l'avenir". Mais pourquoi pense t-il que la conscience anticipe l'avenir? Et bien comme nous avons montré que la conscience était le passé, la conscience s'appui sur le futur car le choix (qui dépend de la conscience nous dit Bergson) est le mélange de l'expérience ET de l'anticipation. Bergson nous dit alors que la conscience " s'endort là où il n'y a plus de mouvement spontané". L'automatisme, les mouvements comme la marche ou la respiration ne sont plus dépendant de notre esprit, nous ne pensons plus à marcher parce que si nous y pensions, nous le ferions peut-être moins bien.

 

Enfin, Bergson dira que "si la conscience est synonyme de mémoire et d'anticipation, c'est que la conscience est synonyme de choix". En effet, puisque Bergson prouve que la conscience s'appuie sur un passé récent et ancien mais qu'elle anticipe aussi l'avenir et que le choix a proprement parler n'est rien d'autre que la conclusion du mélange de notre expérience et du calcul des conséquences, conscience et choix sont identiques de nature.

 

By Arnaud 

lundi, 24 septembre 2007

[BAC]Texte 2; Kant

Ce que la conscience ajoute à la représentation.

 

Kant distingue deux relations. La première étant une relation à l'objet qu'il nomme "représentation". La seconde étant la représentation au sujet qu'il nomme "conscience". C'est à partir de cette distinction que Kant va nous dire que la conscience est la condition de la connaissance. Elle est la représentation d'une représentation.

 

Il distingue à nouveau deux parties dans sa réflection. Tout d'abord la "forme" et ensuite la "matière". Kant nous dit que la "forme" indique la manière dont nous avons connaissance de l'objet, au dela de notre simple représentation. La "matière" est l'objet.

 

Alors, Kant se permet de montrer qu'une représentation peut être deux choses. Soit la représentation dont j'ai conscience est pour moi "intuition" (c'est à dire de l'ordre du sensible) et concept (c'est à dire de l'ordre de la raison), elle est claire. Si au contraire, j'ai conscience d'une représentation qui est seulement INTUITION, cette représentation est obscure.

 

Finalement, on distingue deux types de perception. Notre conscience peut donc ne pas être fiable à 100%. Notre esprit est capable d'assimiler une représentation très vite. Après avoir vu un objet une fois, on le reconnaitra souvent intuitivement. Par contre, le concept de l'objet ne peut être assimiler aussi facilement. Un homme voyant une maison pour la première fois reconnait la forme mais ne sait pas à quoi ca peut bien servir

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