jeudi, 17 mai 2007
L'Humanisme suite
Les caractéristiques de l'humanisme
A partir de 1470, il se développe dans le domaine religieux. Il exprime le souci de réaliser une synthèse entre les écrits antiques et la tradition scolastique. Johannes Reuchlin (1455- 1522) remet au goût du jour l'hébreu et sa littérature. Guillaume Budé (1467-1540) étudie avec Erasme des écrits grecs et latins.
Ces humanistes sont avant tout chrétiens. Aussi vont-ils christianiser certains écrits antiques comme le Banquet de Platon par Marsile Ficin. Le platonisme, largement véhiculé par Ficin, se répand notamment en France grâce à Jacques Lefèvre d'Etaples (v 1450-1537), Charles de Bouvelles (v 1480-1533) et Symphorien Champier (1472-v 1539). Dans ce platonisme, c'est l'étude de Dieu comme principe ou comme fin qui est au centre du débat.
Après 1530 et la création du collège de France de François Ier, toujours avec Platon comme modèle de ceux qui recherchent un idéal, s'exprime un humanisme mené par les Français et qui exalte l'homme et ses qualités humaines. Il attire plusieurs couches sociales comme les bourgeois, les parlementaires, les avocats ou les médecins. Il gagne la Province, touchant les villes de Bourges, Orléans, Poitiers, Toulouse et Lyon.
Etienne Dolet publie en 1540 un traité sur la manière de bien traduire d'une langue en autre, mettant en avant l'art de la traduction. Ainsi sont éditées en français les oeuvres de César, Cicéron, Juvénal, Perse et Salluste chez les Romains ; Appien, Diodore, Epictète, Euripide, Homère, Isocrate, Plutarque et Platon chez les Grecs.
Ce renouveau de la pensée et de la littérature, côtoyant une affirmation du pouvoir royal et la découverte du Nouveau Monde, ouvrant les portes d'un temps perçu comme celui de l'âge d'or. Cet optimisme envers l'homme s'exprime à travers Rabelais et son Pantagruel (1532) et Gargantua (1534). Marguerite de Navarre (1492-1549) souhaite concilier le platonisme des humanistes et la pensée d'Aristote de la théologie traditionnelle. Cela devient difficile et s'ensuit le mouvement de la Réforme qui aboutira en France, hélas, aux guerres de religion.
Après 1547, au début du règne de Henri II, roi de France suite à la mort de François 1er, l'humanisme connaît un bel épanouissement. Cela est dû au travail de Henri II Estienne (1531-1598), d'Adrien Turnèbe (1512-1565) commentant Cicéron ou Denis Lambin (1516-1572) qui est lecteur royal.
Vont naître en même temps nombre de poètes, avec notamment ceux qui constituent le groupe appelé Pléiades. En effet, avant 1547, l'humanisme s'exprime en prose, exceptée la poésie de Clément Marot. Dès 1547, avec Ronsard et du Bellay encore à leur début, la poésie commence à devenir un genre majeur. Ainsi dans l'étude des écritures antiques vont être mises à jour la sensibilité et l'imagination des poètes grecs et latins. Ces poètes humanistes privilégient le génie i
ndividuel aboutissant au développement de la personnalité. Citons alors les oeuvres de Peletier (Uranie en 1555), Ronsard (Hymnes en 1555-1556) ou du Bellay (Antiquités de Rome en 1558).
L'humanisme connaît une mutation en 1560. L'affaire des Placards en 1534, le massacre des Vaudois en 1545 ou les guerres de religion sonnent la fin de l'humanisme optimiste. Simon Goulart s'intéresse à l'œuvre de Sénèque en 1555 qu'il traduit entièrement. Nombre de traités traduits permettent, dans ces années de trouble, de trouver réconfort et résignation. Alexandre le Blancq traduit la Consolation à Appollonius de Plutarque en 1571, Robert Garnier puise ses idées dans la traduction de Sénèque. Au début du XVIIème siècle, cet humanisme est à la source de l'inspiration de J.P Camus et Pierre Corneille. Il imprègne la première moitié du siècle.
A côté du platonisme naît le concept de l'épicurisme qui n'arrive cependant pas à imposer les idées de retraite et de repli sur soi. Plutarque est l'auteur préféré durant ces années-là, surtout à travers les traductions de Jacques Amyot (1513-1593).
L'humanisme devient politique. Cela se reflète dans les Discours de Ronsard (1562) ou dans les oeuvres de Michel de
l'Hopital (1505-1573) qui dénonce la guerre civile. Les idées de Machiavel sont mises à mal dans les Discours de la servitude volontaire de la Boétie, dans les textes de François de la Noue (1531-1591), Innocent Gentillet et Jean Bodin (1530-1596).
Avec Montaigne (1533-1592), l'humanisme se transforme. S'il puise également son inspiration dans les écrits anciens, il ne place pas l'homme au-dessus de toute création comme le faisaient les humanistes de Pétrarque à Rabelais. Avec lui, l'humanisme s'humanise.
Mais l'expansion de ce mouvement humaniste rencontre des résistances. Celle-ci s'exprime chez les nobles, dans les universités liées à la théologie, parmi les mondains. Les nobles méprisent cette
nouvelle culture. Ceux qui enseignent les langues anciennes sont désignés de façon plutôt péjorative. Heureusement, ils bénéficient de la protection des princes pour s'imposer. Les universités où est enseignée la théologie voient d'un mauvais oeil cet esprit d'analyse qui critique la religion et qui remet en cause les écrits traditionnels dans les traductions des textes grecs. Quant aux mondains, ces derniers ne souhaitent pas trop s'investir intellectuellement et ignorent donc ce mouvement.
Les influences de l'humanisme
L'humanisme influence pleinement la vie du XVIème siècle car ceux qui le revendiquent ne sont pas des personnes déconnectées du réel. Très épris d'histoire, ils souhaitent mieux armer l'homme pour répondre aux problèmes de la vie.
Dans l'humanisme, les sciences ne sont pas incluses et leur évolution se fait en marge de ce mouvement. Ainsi Bernard
Palissy (v 1510-v 1590) ou Ambroise Paré (v 1509-1590) n'accordent pas cette importance aux auteurs antiques. Ils préfèrent se baser sur l'expérience et la pratique. Cependant certains écrits comme ceux d'Archimède sont étudiés, notamment par Copernic. Celui-ci pense que l'expérience passée est nécessaire aux découvertes à venir.
Dans le domaine religieux, l'humanisme reste dans un premier temps fidèle à la foi. Peu d'humanistes intègrent le mouvement de la Réforme. Ils ne veulent pas céder à l'idée de Néant pour l'homme, soutenue par Sextus deux cents ans avant Jésus-Christ, et qui renaît à la fin du XVIème siècle. Par exemple, pour Montaigne, l'humanisme n'implique pas la croyance, mais il ne l'exclut pas non plus.
L'humanisme affecte également la vie politique. Le Prince est la personne centrale de l'ordre étatique. Les humanistes lui rappellent ses devoirs envers Dieu, ses sujets et lui-même. Ils appellent le peuple à participer plus à la vie civique. Les humanistes mettent en avant l'idée d'un sentiment national. Des historiens tels qu'Etienne Pasquier (1529-1615) et Claude Fauchet (1530-1602) travaillent sur l'origine du peuple français.
Ce mouvement modifie également le discours amoureux en le rendant plus mystique, et intervient dans le domaine de l'éducation où les humanistes souhaitent inculquer aux enfants les bases du savoir et du savoir-vivre pour les rendre plus humains en grandissant. Concernant la littérature, l'humanisme met en avant des thèmes tels que la nature, la vertu, la gloire et l'amour. Il fait naître le genre du dialogue et la tragédie française avec la Cléopâtre captive de Jodelle (1532-1573).
L'évolution de l'humanisme jusqu'au XXIème siècle
L'humanisme, né pendant la Renaissance, continue de s'exprimer, à travers Kant par exemple. Au XVIIIème siècle, les penseurs des Lumières affirment que l'humanité de l'homme est universelle en chacun d'entre eux, quelque soient ses différences (origine, milieu) ou ses particularismes (nationaux, ethniques).
Cette vision est attaquée au XIXème siècle car jugée abstraite. Et à cette époque, la nation désigne la seule réalité. D'où il est affirmé que chaque homme fait partie d'une humanité particulière.
Au XXème siècle, les représentants du nationalisme et du fascisme reprennent cette idée de "esprit du peuple" ou "issu d'une terre". Mais là nous atteignons l'anti-humanisme. Aussi l'humanisme moderne, issu des Lumières, s'exprime dans la nécessité de s'émanciper et non dans l'idée d'enracinement ou de fidélité, concepts horriblement exploités.
Après la seconde guerre mondiale, l'humanisme s'exprime à travers le mouvement existentialiste (cf article "l'existentialisme de Sartre"). Par la suite, parler d'humanisme revient à savoir conserver une vision de l'homme, libre et autonome, sans l'enfermer dans son appartenance (ethnie, religion) ou le limiter à son inconscient ou d'en faire le produit de facteurs socio-économiques.
L'humanisme, né au XVIème siècle, est toujours un concept d'actualité. La Renaissance et notre époque contemporaine ont sûrement des points communs, mais cela sera peut être l'occasion d'un autre débat.
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mercredi, 16 mai 2007
L'humanisme
par Arnaud
La définition du Dictionnaire:
Mouvement intellectuel de la Renaissance, né en Italie au XIVème siècle, qui s'étendit progressivement en Europe et s'épanouissant au XVIème siècle. Il est marqué par le retour aux textes antiques qui servirent de modèle de vie, d'écriture et de pensée. Pétrarque, Ficin, Pic de la Mirandole, Erasme en furent les principaux représentants.
Introduction
Chez les Romains, humanitas désigne toute chose élevant l'homme à une place à part des autres êtres vivants. Durant le Moyen Age, on parle de humaniores litterae ou lettres humaines. Elles représentent l'ensemble des connaissances profanes enseignées dans les facultés des arts, contrairement aux diviniores litterae ou lettres divines qui commentent la Bible et qui sont le support de la religion chrétienne révélée par les facultés de théologie.
Les lettres humaines représenteront au XVIème siècle un enseignement constitué des principales disciplines issues de la tradition médiévale, complété des études sur les textes antiques. Ce complément est appelé par les écrivains de cette époque instauratio, restauratio, restitutio banarum litteratum. D'autres l'appèlent reflorescentia, renascentia. Rabelais parlera dans Pantagruel de humanitas. Et ceux qui s'intéressent à ces lettres humaines seront appelés humanistes.
Pour les humanistes, l'homme est placé au centre de toute question. S'appuyant sur la sagesse des auteurs antiques, ils souhaitent bâtir une société différente, désirant atteindre la perfection, que ce soit au niveau de la moralité ou des arts. Ce changement s'opère à partir des écrits anciens et non avec comme support les écritures saintes, s'opposant de ce fait à la pensée scolastique du Moyen Age.
Les personnes motrices de ce bouillonnement sont Erasme, Juan Luis Vives, Guillaume Budé, Jacques Lefèvre d'Etaples, Lorenzo Valla, Ange Politien, Jean Pic de la Mirandole, Pétrus Ramus, León Battista Alberti, Marsile Ficin et la famille Estienne. Ces humanistes souhaitent éduquer l'homme pour le grandir. Grâce aux progrès de l'imprimerie, les oeuvres d'Erasme, de Rabelais ou Montaigne peuvent être diffusées à des centaines d'exemplaires.
Cette référence aux écrits antiques s'accompagne de l'idée que la culture est le moteur de l'évolution de l'homme. Déjà pour les Romains l'humanitas s'oppose à la vertu qui met en avant les vertus "mâles" : courage et énergie. Ainsi les humanistes, en s'appuyant sur ces textes latins, établissent un idéal qui n'est ni la sainteté ni l'héroïsme militaire.
Les débuts de l'humanisme
Si traditionnellement les historiens font débuter ce mouvement avec Pétrarque et Boccace au XIVème siècle en Italie, nous pouvons considérer Protagoras, sophiste du Vème siècle avant Jésus-Christ comme le premier représentant de l'humanisme. En effet pour lui "l'homme est la mesure de toutes choses."
Mais revenons au XIVème siècle qui voit ce mouvement grandir de façon importante. Les Turcs envahissant Constantinople, nombre de Grecs s'enfuient pour se réfugier dans la péninsule italienne. Avec eux, ils apportent des manuscrits dans leur langue d'origine. Ainsi Coluccio Salutati (1331-1406) et Le Pogge (1380-1459) traduisent des oeuvres romaines, alors que d'autres, comme Guarino de Vérone (1374-1460), Francesco Filello (1396-1481) et Giovanni Aurispa (1376-1459) traduisent des ouvrages grecs antiques. La poésie latine est redécouverte grâce notamment à Lorenzo Valla (1407-1457). Pic de la Mirandole fait partie des humanistes savants appréciés pour leur érudition. Il publie les neuf cent thèses, alimentant le débat entre philosophes et théologiens.
La diffusion de ces textes est favorisée par les progrès de l'imprimerie, mais aussi par le développement des villes et des universités, point de ralliement de nombreux humanistes. De nouveaux métiers apparaissent, liés à l'enseignement, l'édition ou la réflexion sur la vie sociale. Des artistes s'inspirent de ces nouvelles idées, Ligorio peignant par exemple "l'Allégorie des Sciences".
Les princes italiens protègent les humanistes, ces derniers grandissant le prestige de leur protecteur. Les Médicis en sont une excellente illustration pour la ville de Florence. Ici, Pic de la Mirandole, Bembo et Policien se regroupent sous l'égide de Ficin, sous la protection de Cosme de Médicis. Grâce à l'encouragement des Médicis, Ficin traduit Platon et ses adeptes. Florence est la première ville à se voir dotée d'une académie, qui regroupe beaucoup d'humanistes. Dès 1453, les Turcs lui donnent une impulsion. Cette académie s'oppose à la pensée d'Aristote introduite en Europe par Averroes et Avicenne entre autres, mettant en avant celle de Platon.
L'expansion de l'humanisme
L'humanisme se propage en premier lieu en Allemagne et en Hollande. En Allemagne c'est Johannes Reuchlin qui, ayant voyagé à Florence, favorise son introduction. Reuchlin s'oppose à l'empereur Maximilien 1er (ce dernier ne souhaitant pas des écrits hébraïques à part la Bible), affirmant que ces textes interdits sont partie prenante du patrimoine culturel de l'homme. Pour la Hollande, C'est Érasme qui en est le plus éminent représentant. L'Allemagne et la Hollande connaissent une importante expansion de l'imprimerie, ont des foires aux livres et sont des terres favorisant les échanges culturels.
L'humanisme arrive en France par les terres papales d'Avignon. En effet, Pétrarque et Boccace y vivent. Il existe bien déjà un humanisme français depuis Charlemagne et également présent à l'école de Chartres au XIIème siècle. Ce dernier est plus axé sur la morale et la vérité scientifique que ne le sera son équivalent transalpin. Développé par Gerson (1363-1429), Jean de Montreuil, Nicolas de Clémanges (1363-1437), Laurent de Premierfait, les frères Gontier et Pierre Col, Jacques de Nouvion et Jean Muret. Des traductions de Tite-Live et d'Aristote sont déjà connues à la Cour de Charles V. Mais ce sont surtout les guerres d'Italie et François Ier qui favorisent son développement dans notre pays. Ce dernier créé le collège des lecteurs royaux. On y enseigne le grec, le latin et l'hébreu, cette dernière langue étant principalement enseignée par Jacques Lefèvre d'Étaples.
Dans notre pays, Etienne Dolet permet la diffusion d'une pensée inspirée de Platon, adaptée au christianisme. Cette pensée influence les poètes de la Pléiade comme Ronsard ou du Bellay. Montaigne soutient que la raison permet à l'homme de se libérer des vérités toutes faites.
L'humanisme est également présent en Hongrie grâce au roi Mathias Corvin, en Pologne avec Jan Kochanowski (1530-1584), en Espagne avec le cardinal Cisneros (qui fonde une université trilingue à Alcalá de Henares) et Juan Luis Vives (1492-1540), en Hollande avec Erasme, Agricole et de Heek et en Angleterre plus tardivement avec John Colet (1467-1519) et Thomas More (1478-1535).
Ainsi vers 1530, ce mouvement touche toute l'Europe, l'unifiant dans un même idéal, cette pensée optimiste, croyant dans le progrès humain. Et dans cet élan, tout le monde s'y retrouve : religieux, artistes (Léonard de Vinci), lettrés (François Rabelais), philosophes (Bacon). Ce mouvement entraîne la création de nouvelles fonctions comme la géographie, la cosmologie, la philosophie politique et la pensée historique. L'humanisme entraîne la Réforme de l'église, notamment avec Erasme et son Eloge de la folie (1511) qui est introduite en Angleterre par William Grocyn (1446-1519) et Thomas Linacre (vers 1460-1524). L'humanisme implique la liberté et l'indépendance vis à vis de la religion. Il permet une libération des hommes et l'apparition d'une tolérance.
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lundi, 14 mai 2007
Citations pour le Bac
Jean Paul Sartre : "Par humanisme on peut entendre une théorie qui prend l'homme comme fin et comme valeur supérieur"
Levi-Strauss : "Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres avant l'amour propre"
(Ce courant, longtemps considéré comme minoritaire a été à la mode dans les années 90. Un récent article de l'Histoire le présente comme un mythe, il n'y aurait jamais de courant "précieux" mais quelques personnes isolées)
Gérard Genette : "Ainsi, le baroque nous offre l'exemple d'une poétique fondée sur la rhétorique" ou "La figure n'est rien d'autres qu'un sentiment de figure" c'est-à-dire duplicité du langage, différence par rapport à ce qui ne pourrait pas être dit.
(On considère en général deux périodes: la période qui va de 1630 à 1660 -- la période du succès de Corneille, puis la période qui va de 1660 à 1690, qui est la période classique à proprement dite, autour de Racine)
La Bruyère: "Corneille peint les hommes comme ils devraient être et Racine les peint tels qu'ils sont" (Les Caractères) C'est-à-dire avec des passions qui ne sont pas toutes glorieuses (l'envie, l'amour, la jalousie etc.) (utile pour finir un devoir)
Paul Bénichou: (Morales du grand siècle, à propos du XVII°) "Dans Corneille respire encore le moyen âge. En lui et dans la Fronde râle la voix de la vieille chevalerie. [Racine] c'est l'organe d'une société neuve [la monarchie absolue] ", "La passion de la royauté, la plus grande que l'âme humaine puisse concevoir" ou "Le moi Cornélien[...] vise à s'affirmer supérieur au destin" LES LUMIERES
Denis Diderot: (paradoxe sur le comédien) "C'est l'absence absolue de sensibilité qui prépare les acteurs sublimes" (L'acteur ne doit pas éprouver mais faire éprouver, sa sensibilité peut-être une gêne pour le spectateur.)
Jean Jacque Rousseau: (Confessions) [Première phrase de son autobiographie pour exprimer sa conscience de fonder un nouveau genre, l'autobiographie, qui, en focalisant sur le moi ouvre la voie au romantisme] "Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur"
GENERAL
Sartre: (les mots) : "L'appétit d'écrire enveloppe le refus de vivre" (On écrit pour vivre dans le papier, on ne peut traduire la vie par l'écriture) "La sincérité n'existe pas, on ment tout le temps" (le père au garçon de café) "Il adorait en moi sa générosité" ( le grand père )
"L'existence précède l'essence" "On m'adore, donc je suis adorable"
AUTOBIOGRAPHIE
Sartre : "Je n'ai pas de souvenir d'enfance" (ses souvenirs sont faux)
Rousseau : "Le vide occasionné par mon défaut de mémoire" "J'ai pu supposer vrai ce qui je savais avoir put l'être" "Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur >>
Philippe Lejeune: (le pacte autobiographique) : "L'autobiographie est récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personalité"
La Fontaine (Fables) : "Si "peau d'âne" m'était conté, j'y prendrai un plaisir extrème" "Cette fable dont le récit est menteur et dont le sens est véritable"
Fontenelle: (histoire des Oracles) (à lire, ça prend pas de temps) "Assurons nous bien du fait avant de nous inquiéter de la cause"
Rimbaud: (Art poétique : La lettre du voyant) Le poète est : "Un multiplicateur de progrès", "Un voleur de feu"
Gautier(l'Art) : "L'oeuvre sort plus belle d'une forme au travail rebelle"
Verlaine(Art poétique) : "De la musique avant toute chose et pour cela préfère l'impair" "Pas la Couleur, rien que la nuance ! "
Aragon : "Pour mes amis morts en mai et pour eux seuls désormais"
Stendhal : "Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route" "Le roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur"
Balzac : "Les plus grands efforts de l'art sont toujours une timide contrefaçon des effets de la nature"
Zola : "Une oeuvre d'art est un coin de la création qui va à travers un tempérament"
Maupassant : "Faire vrai consiste surtout à donner l'illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire du fait"
Jean Pierre Vernant : "La tragédie prend naissance quand on a commencé à regarder le mythe avec l'oeil du citoyen"
Racine : "Ce n'est point une necessité qu'il y ait du songe et des morts dans une tragédie, il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs soient héroïques, que les passions soient exitées et que tout s'y ressente de tristesse majestueuse quand fut le plaisir de la tragédie"
Beaumarchais : "Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer"
Rabelais : "Rire est le propre de l'homme"
Anouilh : "Le ressort est bandé, cela n'a plus qu'à se féconder tout seul"
19:35 Publié dans Culture Générale | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : bac, français, dissertation, citations, préciosité, humanisme, classisisme


