jeudi, 05 novembre 2009
Censure encore...
Encore en lisant les news ce matin j'ai sursauté, j'ai bondit. Quoi? Comment? Qu'ouïs-je? De la CENSURE! Non!! Cela fait bien longtemps que nous vivons dans un pays libre et démocratique! L'URSS est tombée! Plus aucun risque!
Et bien fit de toutes ces espérances naïves! Non non non! De la Censure! Oui monsieur avec un C majuscule parce que c'est incroyable!
Je ne sais pas pour vous mais moi en tout cas, s'il y a bien un projet de loi qui m'intéresse c'est l'Hadopi, voté en septembre dernier, prêt à être appliquée selon ses souteneurs/souteneuses (mme Albanel entre autre...) dès début 2010. Hadopi c'est le petit nom que nos ministres ont voulu donner à la loi "création et internet" prévu pour lutter contre le piratage informatique. Bien entendu, a première vu on pourrait se dire qu'effectivement, ca vaut le coup de faire une loi pour ca, pauvres artistes qui sont moins payés à cause des vilains pirates. Je crois que je n'ai pas besoin de résumer les méandres de cette loi car suffisamment d'autres que moi l'ont fait (rendez vous sur clubic ou autre pour plus d'info).
Alors que les majors se goinfrent de fric sur le dos des artistes et en se foutant bien des consommateurs qui payent un cd 15€ et dont seulement 1€ va dans les poches de l'artiste, ils viennent nous bassiner avec leur histoire de piratage, cause de tout les maux de la terre et notamment du plus grave de tous: la baisse des ventes de support CD/DVD et les débuts plus que difficile du BlueRay, oui vous savez le dvd dont personne n'a les moyens de profiter puisqu'il lui faut un lecteur blueray (150€ les moins cher), une télévision FullHD (i.e. donc la résolution est de 1920x1080px branché en HDMI sur le lecteur blueray = 850/900€ au bas mot?) et bien entendu d'un Home Cinema 7.1 de bonne qualité (environ 350€ au bas mot) ce qui nous donne un total de 1350€. Tout ca pour mieux voir votre film? Hahaha...
Il faut bien avouer qu'ils ont des arguments convaincants: "Si vous piratez, vous n'achetez pas!" et bien c'est ce que ne prouverez pas une enquêtes IPSOS sur ce thème parue ces derniers jours. Elle montrerait au contraire que ceux qui piratent sont plus enclins à acheter de la musique que les autres (vous pourrez vous rendre sur à cette adresse pour vous en rendre compte par vous même).
Depuis le lancement du projet Hadopi (et Loppsi), on n'arrête pas de manipuler les chiffres pour faire croire ce que l'on veut, le gouvernement s'empresse de soutenir ce qui l'arrange et de cacher du pied ce qui l'emmerde. On a par exemple constater de mystérieuses attaques sur les sites web des artistes anti-hadopi, ou encore la disparition PURES et SIMPLES de certains chiffres. Malheureusement, nos ministres sont vraiment des buses profondes de l'informatique et ont oublié que Google archivait dans son cache de nombreuses références...et c'est ainsi que l'on a pu retrouver ces chiffres mystérieusement disparu de la toiles. Ils concernaient une enquête paru quelque temps après que Mme Albanel est soutenu qu'Hadopi était nécessaire car la France était la "Championne du monde du piratage" or, cette étude montre qu'au contraire, la France fait parti des bons élèves! Jugez par vous même grâce à cet article:
Les Chinois champions du téléchargement illégal de musique (sondage)
AFP | 18-09-09
Quelque 78% des internautes chinois reconnaissent télécharger illégalement de la musique sur internet, ce qui les place en tête d'un classement publié vendredi par l'institut de sondages Ipsos.
En deuxième position arrivent les Russes (68%), puis les Indiens (48%), les Emirats arabes unis et l'Espagne (44%), le Brésil (42%) et l'Italie (34%), selon le communiqué diffusé par Ipsos en Allemagne.
Le téléchargement illégal semble moins répandu aux Etats-Unis (18%), au Japon (15%), en France (15%) et en Grande-Bretagne (12%). En Allemagne le pourcentage d'internautes affirmant le pratiquer régulièrement se monte à 11%.
La moyenne mondiale est de 44%.
Ces chiffres ont été obtenus à l'issue d'un sondage auprès de 6.500 internautes dans douze pays.
"Il est intéressant de relever que justement ces utilisateurs de pages illégales (de téléchargement de musique) utilisent aussi beaucoup plus les voies légales de téléchargement (par exemple iTunes, Musicload) et achètent davantage de disques" que les internautes plus respectueux de la légalité, note l'institut de sondages.
"Il semblerait que la possibilité du téléchargement illégal soit pour certains le départ du goût pour la musique", en conclut Ipsos.
21:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, informatique, censure, afp, hadopi
lundi, 19 octobre 2009
L'enseignement de la religion à l'école
Je réagis aujourd'hui à un article paru sur le web, dans le journal La Croix rédigé par Isabelle de Gaulmyn. Cet article m'a fait pas mal réfléchir car s'il est vrai que parler religion à l'école n'est pas tabou, il semble que son enseignement fasse débat. J'y ai appris l'existence d'un rapport de M. Joutard, ancien recteur des académies de Besançon et Toulouse, qui fut président de la commission qui a décidé du nouveaux programmes de l'école primaire dans les années post 1995. Il a publié un rapport donc qui, dans une de ses parties (je n'ai pas lu le rapport), semble dénoncer la difficulté de l'enseignement des religions à l'école. Je vois donc l'article d'aujourd'hui qui soutien le fait que 10 ans après, rien n'a été fait pour que cela change.
J'ai 2 avis différents. D'un côté je me dis, oui, effectivement, enseigner la religion ne serait pas un mal. J'ai moi même lu la bible alors que je ne suis pas croyant, je me suis renseigné...il faut bien avouer que c'est assez intéressant, c'est un peu notre mythologie, il faut bien rappeler que même si aujourd'hui nos sociétés ne sont plus fondées sur le christianisme, le pouvoir divin et l'adoration des saints...elles n'en sont pas moins leur filles et que par là, elles ont hérité de quelques unes des séquences génétiques de ces sociétés vieillisantes. Alors, oui à l'enseignement de la religion qui nous permet de créer une véritable "identitée européenne" si je puis dire. Enfin quelque chose à quoi se rattacher, qui nous fait retrouver cette "conscience collective", comme dirait Durkheim, que nos sociétés ont fait disparaître. Oui! Je dis OUI a l'enseignement de la religion à l'école...
Mais...mais...dans quel mesure est ce légitime? Alors que nous voulons aujourd'hui défendre une société laïque qui se veut l'ami de toutes les religions, alors qu'aujourd'hui nous pourfendons les signes ostentatoires ( et attention au vocabulaire) dans les cours de nos écoles...pourquoi? Pourquoi faudrait-il que j'enseigne à mon enfant une histoire de la religion? De quelle religion? De toutes les religions? Parce qu'il faut bien avouer que ce n'est pas possible d'enseigner seulement le catholicisme dans un pays comme le notre où une partie de la population scolaire ne pratique pas le catholicisme mais bien une autre religion, comme il n'est pas possible d'enseigner toutes les religions car il y en a bien trop. Les moyens que l'état serait en l'obligation de débloquer pour mettre en place cet enseignement seraient bien trop important. Soyons réaliste, il n'y a déjà pas assez de professeur des écoles, pas assez d'école...les caisses de l'enseignement sont soit disant vides... Les professeurs ne peuvent être recyclé car peu connaissent réellement l'histoire des religions. Admettons cependant que l'on veuille bien mettre en place une histoire des religions, qui déciderait du programme de cette matière? Un athée convaincu qui serait tenté de mettre à mal la religion ou alors un croyant qui ne voudrait pas montrer les extrêmes ou alors encore le pratiquant, convaincu et quelque peu aveuglé par sa foi, qui éclipserait le pire de son histoire? Rappelons enfin qu'il s'agit ici d'école PRIMAIRE. Qu'est ce qu'un enfant de moins de 11ans peut comprendre aux paraboles et métaphores, avec quel esprit critique abordera t-il le texte? Sera t-il capable de faire la différence entre ce que l'on dit et ce qui est? Sera t-il capable de remettre en doute la parole de celui qui, depuis le début de sa vie, ne fait que lui dire la vérité, son maître?
Il est difficile de trancher cette question nettement, d'abord parce qu'elle n'est pas nette elle même, elle ne pose pas les limites de son exécution, elle ne pose pas les bornes de son application, elle est vague, elle est dangereuse, on n'ose pas trop s'aventurer dans ce marécage d'où les plus grandes guerres que ce monde ait connu sont sorties. Je ne m'aventurerai pas non plus en avancant mon opinion, chacun mérite de réfléchir par lui même sur cette question et je pense que c'est nécessaire aujourd'hui d'aller au fond de ce débat. Il est important de régler cette question de la religion car une fois appaisées, le monde pourra enfin souffler de ces guerres incéssentes et du massacre gratuit.
20:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, enseignement, religion, ecole, laïcité
lundi, 22 octobre 2007
Ne vous Moquet pas !
Par Louis
Grande journée nationale décrétée par notre cher président : aujourd'hui nous célèbrerons tous la Résistance à travers un jeune garçon communiste fusillé à 17 ans, telle était sa volonté. Très bonne idée, bravo Nicolas, merci pour tout. Nous lirons ensuite une lettre qu'il avait écrite à sa maman, Nicolas dixit. Bien, très bien,, pensions-nous, jusqu'à ce qu'on nous la lise, la fameuse lettre... Eh bien ? Qu'a t'elle ! ? Rien, c'ets bien là le problème. Rien du tout. Tout ce qu'il y a de plus banale et plate. Non qu'elle soit sans intérêt, c'est une très belle lettre d'un enfant à sa mère. Point. Ca s'arrête là, il n'y a vraiment pas de quoi en faire une lettre nationale, lue et relue, apprise par coeur, récitée, adorée, sacralisée. Elle a du faire très plaisir à sa mère. Je voyais plutôt quelque chose dans le genre Aragon, Manouchian ou Char pour fêter ce genre d'événement, mais ça n'a pa sl'air du goût de Nicolas, trop violent, trop polémique, trop intelligent, trop dangereux pour une manipulation, récupération politique...
( le texte : "Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy
Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !")
21:31 Publié dans Coup de gueule, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, guy moquet, manouchian, aragon, char, résistance
lundi, 25 juin 2007
Sacco et Vanzetti
Dans les années 1920, la situation est dure aux EUA, et les grêves se multiplient. Les grêves et les syndicats, qui fleurissent. Les mouvements d'extrême-gauche sont très populaires comme le communisme ou l'anarchisme. Des attentats politiques se produisent de plus en plus souvent des maires sont assassinés, des banques cambriolées au nom de l'anarchisme.
C'est d'ailleurs pour cela que Nicolas Sacco et son ami Bartolomeo Vanzetti (Vanzetti et Sacco, sur la photo) sont trainés en justice le 5 mai 1920. On les accuse d'avoir commis deux braquages, dont un avec double homicide. Les deux hommes sont des anarchistes convaincus, et des immigrés italiens, ce qui amène de nombreux soupçons (infondés) sur eux. En effet, il s'avère que leur juge, qui n'aime ni les immigrés, ni les anarchistes, est particulièrement partial.
C'est pour cela que, sans avoir de preuve réelle, il les condamne tous deux à la peine de mort. Un immense mouvement de solidarité s'élèvera dans le monde entier, avec même de nombreuse spressions diplomatiques, mais le juge se refusera toujours à réouvrir le dossier. Même lorsqu'un bandit avouera avoir fait les deux braquages, le juge ne voudra pas disculper Sacco et Vanzetti, et condamnera ce troisième à passer sur la chaise électrique avec les deux autres, le 23 août 1927.
Cinquante ans plus tard, la justice américaine les absout. Voilà ce que déclara Vanzetti, juste avant de passer sur la chaise électrique : "Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe."
14:25 Publié dans Culture Générale, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, histoire, sacco vanzetti, culture générale, anarchisme, extrême-gauche, états-unis
jeudi, 14 juin 2007
Pensée pour la Rose Blanche !
Par Louis
Voilà, je voulais juste qu'on pense un peu à Sophia Scholl, adolescente allemande qui a résistée aux nazis et, avec un courage immense, a lancé des tracts dans la cour de son université, à Munich, en plein jour.

Dénoncée par le concierge, elle sera arrêtée avec son frère par la Gestapo, jugée en trois heures et décapitée à la hache. Elle affrontera son supplice avec beaucoup de courage, elle avait 21 ans.
20:55 Publié dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, nazi, extrême droite, patriote, sophie scholl, résistante
vendredi, 08 juin 2007
Rappel : modes de scrutin
Par Louis
Dans les articles sur la IVème puis Vème République, je parle beaucoup des modes de scrutins pour les législatives, proportionnels ou majoritaires, je me suis dit que cela n'était peut-être pas évident pour tout le monde, un petit rappel s'impose donc :
Le scrutin proportionnel ressemble beaucoup, en fait, aux élections présidentielles : c'est le même vote pour toute la France, on vote pour un parti, le nombre de siège que chaque parti se voit attribuer est proportionnel au nombre de voix qu'il a eues : si le PS a eu 47% des voix, il aura 47% des sièges, logique. Ce système permet de représenter tous les partis, d'être fidèle à la véritable image politique de la France, mais il faut admettre que, de ce fait, les partis sont nombreux, et il est moins facile de s'entendre (mais que ne ferait-on pas pour une vraie démocratie ?)... Actuellement, ce système est le système des élections européennes, et il est réclamé en France par tous les petits partis...
Le scrutin majoritaire, que nous avons actuellement, est un peu différent : le vote se fait au niveau local, selon des circonscriptions pré-découpées (par le gouvernement, évidemment...) : il y aura un représentant par circonscription. Les partis les plus forts étant les plus forts partout, ou presque, ils gagnent tout, ou presque, les sièges... Il faut noter, de plus, que ce système de circonscriptions permet au gouvernement de tricher, en découpant comme il le veut les circonscriptions, comme cela l'arrange, et c'est ce qu'a fait De Gaulle (celui qui a instauré ce mode de scrutin dans notre pays), comme Napoléon III (bel exemple de démocrate), en découpant la France avec un peu de fantaisie comme par exemple en donnant un seul député au Nord (2,5 millions citoyens), comme un seul à la Lozère (environ 75 000 citoyens)... Ont-ils la même légitimité ? En réalité, non, en légalité, oui... C'est ça, le miracle de De Gaulle (en même temps, quand on sait que les régions urbaines sont traditionnellement plus à gauche que les campagnes, on voit bien son intérêt, au vieux De Gaulle...) !
Et vive la République !
17:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, de gaulle, scrutins, proportionnel, majoritaire
jeudi, 07 juin 2007
La Cinquième sous Mitterrand
Par Louis
Mitterrand monte donc au pouvoir en 1981 et, malgré qu'il ait été un adversaire féroce du système de la Cinquième République (il a écrit à ce propos Le Coup d'Etat Permanent), il se soumet et accepte de faire un compromis et d'adhérer au projet que les Français ont choisi. La soir du second tour, le climat est très festif, la population est très favorable à Mitterrand. Profitant de ce climat, il dissoud l'Assemblée, ce qui donne la majorité à la gauche. Mitterrand veut, à son tour, changer le mode de scrutin des législatives, et le remettre à la proportionnelle. Il se choisit pour premier ministre Mauroy, et forme un gouvernement avec des socialistes et des communistes.
Il va appliquer les propositions qu'il avait faites dans sa campagne : les nationalisations (Thomson, Brandt, le Crédit Lyonnais...), la décentralisation (il crée 22 régions), l'abolition de la peine de mort... Il prend des mesure économiques comme l'augmentation du SMIC et de tous les minima sociaux, il fait passer les congés payés à 5 semaines, il fait la semaine des 39 heures, la retraite à 60 ans, il crée 55000 nouveaux emplois dans l'administration... Par ces mesures, il réussit à relancer la consommation de manière assez spéctaculaire mais les Français consomment en majorité de sproduits étrangers ! cela aggrave le déficit commercial de la France, provoque l'inflation, le chômage... La Franc subit des attaques spéculatives, et l'on est forcé de le dévaluer... L'année 82 est inquiétante, et en 83, il crée de nouveaux impôts, il bloque les prix et les salaires, ce qui rend le gouvernement de plus en plus impopulaire... En 1984, Mitterrand veut mettre fin aux écoles privées, mais l'opposition est trop forte, il doit changer de gouvernement, et place Fabius premier ministre. Celu-ci, plus classique, réussit le premier à stopper l'inflation mais le chômage reste élevé...
En 86, les législatives sont gagnées par la droite, et c'est Chirac qui devient premier ministre, c'est le premier cas de cohabitation. Chirac va privatiser beaucoup d'entreprises, des attentats terroristes vont être commis contre la France et une réforme sur les lycées et facultés, rejetée par la population, tous ces événement vont largement contribuer à baisser sa popularité, tandis que Mitterrand, effacé, remonte peu à peu...
En 1988, aux nouvelles élections, c'est Miterrand qui gagne, il nomme Rocard premier ministre, mais un conflit naîtra entre les deux hommes et, avec la Crise du Golfe en 90, avec la crise économique qui suit, Rocard démissionne en 91. C'est Edith Cresson (première et seule femme premier ministre jusqu'à ce jour) qui prendra sa place, mais qui part l'année d'après, en 92, remplacée par Beregovoy. Le chômage monte, il atteint les trois millions... Les élections législatives de 93 donnent encore une fois la majorité à la droite, Balladur devient premier ministre... Encore populaire en 95, il se présente contre Chirac et Jospin, avec le succès qu'on sait...
Pour finir, on peut remarquer que notre système politique est unique en EUrope, une sorte de "monarchie présidentielle", moins qu'aux EUA, certes, mais quand même... Le problème du premier ministre se pose encore : quel poids a t'il réellement ? Faut-il le supprimer ? Faut-il le renforcer ?
20:30 Publié dans Culture Générale, Histoire, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, cinquième république, après gaullisme, pompidou, giscard d'estain, mitterrand
mercredi, 06 juin 2007
La Cinquième sans De Gaulle, l'après gaullisme
Par Louis
Comme nous l'avons dit précédemment, c'est Pompidou qui succède à De Gaulle. Pompidou se réclame du gaullisme et assume tout son héritage (à part peut-être, le cas anglais, que De Gaulle avait toujours refusé admettre dans l'Europe, ce que Pompidou fait...). Pompidou prend Chaban-Delmas comme premier ministre, un réformateur, qui veut par exemple que la télévision soit indépendante du pouvoir politique (et crée l'ORTF), il augmente les salaires des entreprises publiques ... Très vite, la majorité, conservatrice, lui est hostile, il doit s'en aller en 72. Un nouveau premier ministre est nommé : Mesmer. Avec le premier chox pétrolier (73), le chômage monte, le mécontentement aussi... Ceci fait le jeu de l'opposition et Mitterrand s'allie avec les communistes dans la lutte contre les Firmes Trans-Nationales (FTN), pour les nationalisations. En 1973,aux élections législatives, la gauche progresse énormément, sans devenir, toutefois, majoritaire. Quand Pompidou meurt brusquement en 74 (d'une maladie du sang), Chaban-Delmas se présente comme le successeur du gaullisme, Giscard d'Estain à sa droite, Mitterand à gauche (Jacques Chirac lâche alors Chaban-Delmas pour rejoindre VGE). Le premier tour laisse Mitterrand contre Giscard, c'est VGE qui gagnera...
Valéry Giscard d'Estain est un homme nouveau, c'est un nouveau style pour la France, c'est lui qui s'invite chez les gens et leur joue de l'accordéon pendant le repas... Il nommera Chirac comme premier ministre, et créera un secrétariat à la condition féminine, il fait passer la majorité à 18 ans, il fait passer l'IVG avec Simone Veil... Il est assez populaire mais en 75, à la fin des Trente Glorieuses, la France connait sa première récession (un bilan de production moindre que l'année précédante), le chômage explose. Chirac et VGE ne s'entendent pas, Chirac démissionne en 1976 pour fonder le RPR (futur UMP), ce sera Raymond Barre qui sera nommé à sa place, jusqu'en 81. Barre va tenter de faire face à la crise avec des mesures libérales, notamment en soutenant que les entreprises non rentables doivent disparaître... Cela ne marche évidemment pas, et la crise grossit, mais la gauche explose, et ne sait pas exploiter la crise... Barre se représente en 81 contre Chirac, Mitterrand et George Marchais. C'est Mitterrand qui passera, c'est le début de l'alternance politique dans la Cinquième République.
20:20 Publié dans Culture Générale, Histoire, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, cinquième république, après gaullisme, pompidou, giscard d'estain, mitterrand
mardi, 05 juin 2007
La Cinquième sous De Gaulle, crise, critique, chute de De Gaulle
Par Louis
Les années 68/69 sont une crise politique énorme dans toute la France. Des voix s'élèvent de plus en plus contre De Gaulle, même dans son propre parti, on le trouve trop présent, trop pesant... Les Français veulent revenir à un pluralisme politique, à des débats.
La crise politique s'appuie sur la crise économique, on touche à la fin des Trente Glorieuses, et même si le niveau de vie des Français a beaucoup augmenté, des minorités sont de plus en plus victimes de l'inflation et du chômage qui grandit peu à peu. De plus, des mouvements de contestations s'insurgent contre le principe même de cette société, la société de consommation.
Mais ce qui déclenche réellement la contestation, c'est la crise estudiantine, celle qui se transformera bientôt en Mai 68... Il faut expliquer que, dans les années 60, le nombre de bacheliers explose : on passe de 200 000 en 1960 à 500 000 en 1968. Les difficultés face à cet événement imprévu sont de plus en plus critiques : il n'y a pas assez de place dans les facultés, on construit des bâtiments très vite comme à Nanterre, en plein bidonville, ou comme le Mirail à Toulouse ; il n'y a pas assez de professeurs, on crée alors des postes nouveaux (qui perdurent toujours) ; enfin, les programmes ne sont plus adaptés, les étudiants ne sont plus les mêmes qu'avant, ils viennent de toutes les classes sociales, Fouché lancera une réforme pour sélectionner les étudiants à l'entrée des Université (qui échouera)...Le climat dans les facultés est quasiment insurrectionnel au printemps 1968 et c'est le Vendredi 3 mai que tout commence... Le président de la faculté de Naterre, excédé que les cours ne puissent pas se dérouler normalement, ferme son Université. Les étudiants en colère vont donc à la Sorbonne pour faire le meeting qu'ils escomptaient faire à Nanterre. Le président de la Sorbonne appelle la police, il y aura 500 arrestations ! Par solidarité, d'autres universités se mettent en grève, au bout d'une semaine, elles se battent quasiment toutes avec la police... Le Vendredi 10, pendant la nuit, un groupe d'étudiants d'extrême-gauche élève des barricades dans le Quartier Latin, se bat avec la police. Le lendemain matin, quand les médias filment le quartier, on a l'impression qu'une guerre civile a eu lieu ici et l'opinion publique se dit que c'est le fait des policiers et de la politique répressive du gouvernement, la gauche reçoit un grand soutien.
Le 19 mai, alors que De Gaulle compte fêter l'anniversaire des dix ans de la fin de la IVème République, ses dix ans au pouvoir, les syndicats ouvriers appellent à la grève générale et à une grande manifestation. Effectivement, la manifestation sera immense et réunira plusieurs centaines de milliers d'individus. Le gouvernement ne réagit pas et De Gaulle part malgré tout en voyage diplomatique en Roumanie. La grêve générale s'étend, l'économie française est paralysée (on estime que 12 millions de travailleurs sur 16 son en grêve) et le gouvernement, Pompidou, est contraint de négocier, ce seront les Accords de Grenelle : le SMIC augmenté de 35%, les RTT à 45heures/semaine, le droit de se syndiquer, même dans les entreprises privées... Pendant ce temps, le gouvernement ignore toujours les revendications estudiantines...
Le 28 mai, les partis s'en mêlent et organisent un grand meeting pour envisager le départ de De Gaulle. De Gaulle intervient à la télé, mais rate complètement son intervention, s'énerve, et traite ses adversaires de "chienlit". Devant cette défaite cinglante, il fuit et disparaît le 29 mai. Il revient le 30, après s'être assuré le soutien de l'armée, il annonce que c'est une minorité qui agit, il parle d'une "majorité silencieuse" et refuse obstinément de partir. Il dissout l'Assemblée Nationale et appelle à une contre manifestation qui sera un succès. La grève générale s'essouffle, les élections législatives de juin donnent raison à De Gaulle et son parti obtient 234 sièges sur 485 ! Les Français ont eu peur d'assumer la révolution, peur de la nouveauté, peur de l'inconnu...
Pompidou est alors renvoyé et remplacé par Couve de Murville. EN 69, De Gaulle prévoit deux grandes réformes : pour que les ouvriers puissent devenir actionnaires de leur propre entreprise (actionnariat populaire) et pour la création des régions administratives. Le référendum du 28 avril 69 est pris par les Français comme un référendum "pour ou contre De Gaulle ?" et votent contre, De Gaulle démissionne. A sa succession, Pompidou se déclare, Poher aussi (tous deux à droite), les communistes présentent Jacques Duclos et la SFIO, Defferre. Pompidou et Poher sont au second tour, tandis que Duclos était juste derrière, et la SFIO a fait 5% !!!!! (c'est de cette crise que naîtra le PS)
20:20 Publié dans Culture Générale, Histoire, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, cinquième république, de gaulle, chute, fin, mai 68
mercredi, 30 mai 2007
M. Arnault...
Par Louis
Bon, voilà encore un petit chiffre, assez impressionant, assez révoltant : M. Bernard Arnault, actionnaire principal de nombreuses entreprises, "grand" homme d'affaire français et grand ami de M. Sarkozy (témoin de mariage...), gagne environ 13 000 euros par heure !
Non, vous ne rêvez pas, 13 000 euros par heure, c'est bel et bien vrai... En même temps, c'est tout ce qu'il y a de plus normal, quand on a plus de 26 milliards d'euros de patrimoine personnel... Je fais le calcul avec vous : s'il gagne 13 000 euros par heure, cela veut dire qu'il gagne 312 000 euros par jour (oui, il travaille 24h/24...), soit 9 360 000€/mois ! Par an, donc, cela nous fait 112 320 000€ : 112 millions d'euros par an ! Il a 48 ans, admettons qu'il vive encore 50 ans : il devra encore gagner (à ce rythme-là, ce qui n'est pas sûr du tout !) 5 616 000 000 : 5 milliards et demi d'euros !
Mettons qu'un homme "normal" vive dignement de nos jours en France avec 1 500€/mois. Allez, soyons larges, disons 2 000€/mois. Monsieur Arnault peut donc faire vivre "gracieusement" (en gardant tout de même un petit million par mois, pour ses frais personnels) plus de 4 000 personnes, ce durant toute leur vie !!!!!!
Ce monsieur gagne en trois jours le salaire de la vie d'un homme (50 ans à 2000€)... Si j'étais un peu plus communiste, je crierais à l'inégalité, au vol, à l'indécence, à l'assassin, mais nous vivons une époque où il ne fait pas bon être communiste, et je vais juste vous donner un dernier chiffre : on a calculé que, si l'on taxait à hauteur de seulement 10% les plus grandes fortunes de France (ce qui laisse tout de même plus de 8 millions par mois à M. Arnault), la plupart des problèmes intérieurs trouvaient leur paiement (dette, infrastructures, emplois dans le public...)...
Voilà voilà. Une dernière question : que peut bien faire M. Arnault de tous ces milliards ??? A quoi cela peut bien lui servir ? En est-il plus heureux ?
Etrange...
16:55 Publié dans Coup de gueule, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : france, homme riche, bernard arnault, sarkozy, politique, coup de gueule, société













